Droit de réponse et de rectification

Réponse au compatriote Mahboub Mouwatin, qui nous a accusé de faire de la désinformation dans notre article intitulé « La folie guerrière qui tuera encore nos enfants… » (Tchadactuel du jeudi 04 juin 2009).

Cher compatriote,

Votre réaction, pour celui qui lit simplement ce que nous avions écrit, n’a rien à voir avec notre article incriminé. Vous vous êtes exclamé : « Enoch t’a pas honte de dire que TOGOIMI et Dr GUETI sont tués par les mines de Khadafi? Qui te croira? ». Mais nulle part dans notre article cette affirmation n’existe. Voilà ce que nous avions écrit, et dans une phrase distincte et sans équivoque : « Ce sont des mines qui tueront aussi, dans d’autres circonstances, deux leaders du BET, Youssouf Togoïmi et le Dr Mahamat Gueti ». Si vous aviez bien lu l’article, le sujet principal, ce sont les engins dangereux que les conflits interminables sont en train d’essaimer à travers le pays, hier dans le BET, aujourd’hui dans tout l’Est du pays, demain ? Sans que les acteurs tchadiens de ces conflits (et leurs parrains ou fournisseurs d’armes) ne se soucient des conséquences pour les populations locales et les générations à venir. Voilà, et la lettre ouverte de mon ami Dr Djiddi Ali Sougoudi dans le journal Le Temps, adressée à l’Ambassadeur de Libye au Tchad, se lit aussi clairement. Vous aviez abordé un sujet différent, celui de qui se cacherait derrière la disparition de ces leaders originaires du BET. Vous dites détenir des « preuves » par devers vous, qu’attendez-vous pour les rendre publiques ? Les organisations de droits de l’homme, qui ont réagit ou avaient été sollicitées par les familles (nous parlons en connaissance de cause !) sur ces cas, n’attendent que ça pour vérifier la fiabilité de vos affirmations !

Concernant feu Youssouf Togoïmi, dans un journal de la place, un de ses parents haut-placé avait promis avoir sa tête, peu de temps avant l’accident au Tibesti, cette archive existe ! Quant à feu Dr Mahamat Guéti, dont le parti politique opposé au parti au pouvoir serait en passe de gagner les législatives à Faya, il dut rendre l’âme après une longue hémorragie, à deux cent mètres seulement de l’antenne médicale française : Monsieur Nouri supervisait à l’époque le scrutin sur place avec plus de trois cent gendarmes à sa disposition ! Donc, il y a beaucoup de mystères entre fils du BET, des sujets explosifs qui finissent par rebuter les bonnes volontés qui tentent de s’investir pour la normalisation de la situation dans cette région, au bénéfice des populations locales martyrisées par les turpitudes de leur propre élite locale !

Vous voyez que, sur la base de ces quelques indices et remarques (il y en sur les disparitions en général!), ce ne sont pas nous autres qui auront intérêt à faire de la désinformation, n’y ayant aucun intérêt dans les luttes de leaderships et de clans qui ont fini par prendre en otage et par empoisonner la vie de tout le peuple tchadien. Soyez responsable de vos affirmations et laissez-nous assumer les nôtres, sans déformation ni imagination fertile et absurde : cabri mort n’a pas peur de couteau !

PS : Nous sommes aussi étonné de votre conception de la liberté d’expression et d’opinion sur Internet, en enjoignant au site Tchadactuel de censurer les écrits qui ne vous plaisent pas, vous l’aviez écrit noir sur blanc ! Heureusement que ce site se fait un honneur d’ouvrir ces colonnes, même à ceux qui sont connus opposants à la guerre, à la violence politique et à l’oppression, une marque de sa notoriété !

Enoch DJONDANG

Tchadactuel : Nous rappelons nos lecteurs que ce débat est clos pour la Rédaction.


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