Délinquance Administrative à Hadjer-Lamis: No Man’s Land Ndjamena-Fara et Mani

C’est le début de recensement électoral et les habitants de No Man’s Land situé entre la sous préfecture de Ndjamena-Fara et Mani sont inquiets pour ce devoir de citoyen.

Le No Man’s Land en question comprend une bonne partie des villages de la sous préfecture de Ndjamena-Fara, hérité de l’ancien poste Administrative de la sous préfecture.

Ces conglomérats de villages occupant anciennement une partie du canton Boutelfil est administré et faisant partie de l’ancienne poste administrative de Ndjamena-Fara qui est devenue sous préfecture de Ndjamena-Fara.

Depuis l’érection de ladite poste administrative, puis sous préfecture dirigée par Abakar Oumar Chekh, jusqu’en 2008, ces territoires sont devenus une pomme de discorde entre les deux sous préfecture.

Voila que début 2008, une discordance entre les deux sous préfecture est apparue pour céder sans décret, ni arrêté et surtout sans aucun document administratif cette partie de terre regroupant des villages à la sous préfecture de Mani.

La raison est simple car le sultan du Mani prétendait être le maitre absolu de ces terres bien sûr traditionnellement, comme au moyen âge.

L’administration de Hadjer Lamis, l’ancien préfet Annour Djibrine et consort (actuellement en prison), ont béni cette demande en délimitant eux même une tracée entre Mani et Ndjamena-Fara, marquant la route de Douguia comme frontière entre les deux sous préfecture, pour satisfaire Mani et son sultan qui rêvait debout et pensait toujours que la terre appartient comme au temps jadis aux kotoko et non à ces arrivistes et immigrés qui sont les arabes.

Les habitants de cette localité cédée à Mani ignorent toujours cette partie et se font toujours recenser à Ndjaména Fara.

Voilà le vrai problème s’est posé!

Apres l’installation des membres de la CENI sous- préfectorale, ces villages cédés par la force et complicité de l’actuel sous préfet et autorités administratives de Hadjer Lamis ont refusé catégoriquement de se faire recenser par Mani et préfèrent être à Ndjamena-Fara car ils sont de ladite sous préfecture depuis sa création jusqu’à nos jours.

Les chefs de villages et Clans sont tous ébahis devant la présentation d’une liste emmenant du sous préfet de Ndjamena-Fara qui refusait aux pauvres villageois se trouvant au nord de la route de se faire recenser à Mani.

Ils détiennent actuellement les anciennes cartes électorales délivrées à Ndjamena-Fara et se demandent s’il y a un texte ou un arrêté ou encore un décret qui les a rattachés à Mani. Tout compte fait ils réclament haut et fort que leur recensement serait dans la sous-préfecture de Ndjamena-Fara. En outre ils dénoncent cette délinquance administrative.

Les villageois résistaient et continuent de crier leurs déception et désarrois devant une telle situation de dégradation administrative émanant des responsables de Hadjer Lamis qui, à travers certains actes, vont favoriser la division et la destruction de la région de Hadjer Lamis

La question est de savoir, au profit de qui le sous préfet interdit le recensement électoral à une partie des populations ?

Selon l’administration, chaque sous préfecture hérite du ressort territorial de son ancienne poste administrative et nous assistons ici à un feulement des textes de l’Etat.

Demandez aux anciens sous préfets qui ont dirigé sagement et dignement cette noble localité des hommes justes, courageux et patriotes, Ndjamena-Fara et vous aurez des parfaites réponses.

MAHAMAT AHMAT TIDJANI


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