Dictateurs dedans, prisonniers dehors.

A l’occasion de la célébration de la journée du 14-juillet, Sarkozy a fait participer les chefs d’Etats africains francophones à cette journée historique qui coïncide aussi avec la célébration de cinquantenaire d’indépendance des Etats africains.

Excepté Laurent Bagbo démissionnaire et Andry Rajoelina exclu, tous les autres ont répondu présents.

En dehors de la parade des troupes africaines lors du défilé, un fait a particulièrement retenu mon attention : les mouvements de contestation de la présence des dictateurs africains à cet événement dit journée de la liberté. Les associations des Droits de l’homme, la société civile, les hommes républicains et démocratiques ont saisi l’opportunité pour crier haro sur nos dictateurs dont Idriss Deby Itno et François Bozizé. Le premier est arrivé en tête (1er clair et net)des dictateurs de la zone afrique francophone et 13 ième sur le plan mondial selon le très respectueux magazine américain « foreign policy » Alors que certains chefs d’etat sont salués en heros, d’autres et en particulier le tchadien avaient été conspués pour leurs comportements dictatoriaux. Les manifestants n’ont pas manqué de demander à Deby ce qu’est devenu l’opposant pacifique Ibni mahamat Saleh et à Bozizé là où se trouverait actuellement le chef rebelle Charles Massi. Ces deux chefs d’Etats n’ont jamais été des visionnaires tant sur le plan économique que politique.

Dans la petitesse de leurs imaginations minables, ils avaient cru qu’éliminer des hommes simples comme Ibni Mahamat Saleh et Charles Massi n’aurait pas de conséquences sérieuses sur leurs carrières politiques. Faux calculs sut toute la ligne car leurs consciences individuelles et respectives ne se reposeront tant qu’ils seront en vie. Les ombres de ces héros martyr planeront éternellement sur eux et les hommes de droit, de liberté et de justice sortiront toujours pour les conspuer.

Alors mes chers Chefs d’Etat Africains, vous avez à choisir entre la dictature interne et la liberté universelle. Si je peux vous être utile dans votre choix, je vous dirais ceci : « la liberté n’a pas de prix ».

Daniel hongramngaye
BP 69742, Ndjamena Tchad
hongramngaye@yahoo.fr


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