N’djaména, Jardin publique de classe A, pourquoi pas ?

La ville de N’Djamena est devenue en un clin d’œil une gigantesque mégalopole. Avec une population estimée, d’après le dernier recensement, à un million et quelque mais qui en réalité au bas mot peut tutoyer les deux millions d’âmes. C’est en tout cas l’impression que donnent les marchés centraux de la place qui fourmillent de monde et qui s’apparentent, par leur animation, à ceux de la chine populaire ; Les rues aux heures de pointe grouillant des automobilistes au milieu desquels, les engins à deux roues, tels des abeilles dans une ruche, cherchent à se frayer leur chemin tan disque les restaurants populaires battent leur plein etc.

Le développement spectaculaire que connait la ville, pour être harmonieux ne peut se passer de la création des espaces publiques, des espaces de loisirs et des lieux d’aisances. Actuellement la ville en fait cruellement défaut. Dans les bureaux de l’administration publique et privée, les travailleurs ne savent où aller pendant les heures de pause. Beaucoup préfèrent somnoler sur leurs bureaux. Les usagers eux aussi souffrent du même syndrome : Où se reposer entre deux courses ?

Quand on sait les allures dimensionnelles qu’a prise notre capitale, il est impossible aux résidents des quartiers reculés de faire un aller-retour chez soit pendant les heures de repos.

Aussi s’il est permis de rêver, les N’Djamenois souhaiteraient sans doute que les autorités consacrent les désormais anciens locaux de la gendarmerie, ne serait-ce qu’une partie, avant qu’ils ne fassent (s’ils ne le sont déjà, comme laissent entendre les mauvaises langues) l’objet de l’appétit vorace des gloutons invétérés et insatiables du foncier, à un complexe jardin publiques-cafés restaurants -VC publiques. Ce qui rendra à notre capitale son image de marque. D’ailleurs, un tel rêve, devenu une réalité, ferait pour les N’Djamenois un joli cadeau du Père Noël.

Ainsi notre capitale peut se targuer de disposer, après son futur aéroport de Djarmaya, un jardin publique de classe A qui lui rapprochera un plus de son objectif, «ville vitrine d’Afrique », qu’elle ambitionne de devenir.

Yaya Allatchi
N’Djamena.


Commentaires sur facebook