Communiqué du Collectif "Autour des 103 Enfants du Tchad"

RASSEMBLEMENT – RASSEMBLEMENT – RASSEMBLEMENT

Lundi 14 janvier 2008 dès 9H00
devant le Tribunal correctionnel de Créteil
Métro : Ligne 8 – Balard – Créteil (Station Créteil Université)
SNCF : Ligne RER D – Station Le Vert de Maisons (sortie Maisons-Alfort)
Voiture : Autoroute A86, Direction Créteil Centre, Sortie Créteil Université

Rapatriés en France le 28 décembre 2007, les six membres de l’Arche de Zoé, condamnés à huit ans de travaux forcés par la cour criminelle de N’Djamena le 26 décembre 2007, doivent comparaître lundi 14 janvier 2008 devant le Tribunal correctionnel de Créteil, qui doit commuer leur peine. Le procureur de Créteil a demandé, dans sa requête en adaptation, que les huit ans de travaux forcés soient commués à seulement huit ans d’emprisonnement. Or, l’équivalent de la peine de travaux forcés en droit français depuis l’ordonnance du 4 juin 1960 est la réclusion criminelle à temps (minimum dix ans à trente ans maximum d’emprisonnement).

Malgré ce premier niveau d’adaptation très réductrice des peines prononcées à N’djamena (Tchad), le Tribunal correctionnel de Créteil s’apprêterait à les réduire davantage. Après le colonialisme compassionnel et humanitaire, allons-nous assister à un colonialisme judiciaire ?

Les mêmes qui invoquent aujourd’hui le DROIT, ont dénié à leurs victimes leurs droits les plus élémentaires. Nous refusons cette pratique des Droits de l’Homme à géométrie variable. Car, qu’il s’agisse des enfants du Darfour ou du Tchad, qu’ils soient orphelins ou non, nul n’a le droit de les déraciner au motif qu’ils sont menacés par une mort certaine. Le devoir de se révolter contre les défaillances et carences des gouvernements dans la prise en charge de leurs populations en difficultés implique-t-il le droit de tromper ceux que l’on prétend aider, ou de violer les règles et procédures prévues par le droit international ? Non. Soustraire clandestinement une centaine ou un millier d’enfants de leur milieu de vie, de leurs proches, de leurs cultures est un acte cruel et ne constitue évidemment pas la solution pour aider les pays victimes des drames humains comme celui du Darfour.

Nous ne voulons PLUS JAMAIS que les enfants du Darfour ou du Tchad soient la cible de telles opérations sans fondement humanitaire réel. Que les auteurs assument donc pleinement leurs actes au lieu de rejeter honteusement et lâchement la responsabilité sur des intermédiaires qui ignoraient tout de leur projet.

Associations et Organisations membres du Collectif : Sao Culture, ACTRA, Les Verts, Mouvement des Indigènes de la République, Mouvement pour une Nouvelle Humanité, Réseau Louverture, Debout l’Afrique, Collectif des Filles et Fils d’Africains Déportés, Alliance Panafricaine, Union Culturelle des Jeunes du Monde, Zone d’Ecologie Populaire, Zanodoan, Organisation contre les violations des Droits Humains en Mauritanie (OCVIDH), Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens en Exil (CAMME), Coordination Europe de l’Alliance Populaire Progressiste, Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement (IACD), Agir pour les Réparations Maintenant pour les Africains et Descendants d’Africains (ARMADA), Organisation Unifiée des Peuples Negro-Africains (OUPNA), MAAT-Force Forum de Défense des Droits civiques, Philippe VOIRON, Centre Marocain des Droits de l’Homme, Coalition contre les Abus Sexuels sur les Enfants (COCASSE).

Si vous souhaitez contacter le Collectif : collectif103dutchad@yahoo.fr


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