Arche de Zoé: audition des quatre responsables tchadiens inculpé – Afp

L’audition des quatre responsables de l’est du Tchad inculpés dans l’affaire de l’Arche de Zoé était en cours mercredi matin devant le juge d’instruction au palais de justice de N’Djamena, a-t-on appris de source judiciaire.

Le sous-préfet, un chef de quartier, le maire et le secrétaire général de la mairie de Tiné, localité tchadienne frontalière du Soudan, poursuivis pour « complicité d’enlèvement de mineurs et d’escroquerie », ont été acheminés en début de matinée au palais.

Les six bénévoles français de l’Arche de Zoé, qui ont tenté de transporter en France 103 enfants, trois Espagnols de l’équipage de l’avion affrété à cette occasion par l’association française, et le pilote belge qui a acheminé une partie des mineurs depuis la frontière tchado-soudanaise à Abéché, dans l’est du Tchad, sont restés dans leur cellule à la maison d’arrêt.

Ils avaient déjà été entendus ces derniers jours par le juge d’instruction.

Les avocats français de l’Arche de Zoé, Me Gilbert Collard, Me Céline Lorenzon et Me Olivier Desandre-Navarre, arrivés mardi soir à N’Djamena, se trouvaient mercredi matin dans le bureau du procureur pour prendre connaissance du dossier.

Au lendemain d’une vive polémique entre Paris et N’Djamena sur le lieu d’un éventuel procès des dix Européens toujours incarcérés dans la capitale, une petit attroupement de badauds se trouvait devant le palais de justice.

« Vous serez jugés au Tchad! », criaient-ils.

Le président français Nicolas Sarkozy avait affirmé mardi matin qu’il irait « chercher » au Tchad, « quoi qu’ils aient fait », les six Français de l’Arche de Zoé, avant que son porte-parole ne nuance ses propos dans la soirée, assurant qu’une éventuelle extradition dépendait « d’une décision des autorités judiciaires tchadiennes ».

Les premières déclarations de Nicolas Sarkozy avaient provoqué des réactions indignées des responsables tchadiens.

Son homologue tchadien Idriss Deby Itno a assuré mardi soir que « la justice se (ferait) ici au Tchad » et qu’il n’était « pas question pour le moment » d’extrader les six Français.

Les six membres de l’association, ainsi que trois journalistes français libérés et rapatriés en France dimanche mais toujours inculpés au Tchad, sont poursuivis pour « enlèvement de mineurs » et « escroquerie ».

Les trois Espagnols de l’équipage de l’avion, ainsi que leurs quatre collègues hôtesses de l’air ramenées en Espagne dimanche, sont inculpés de « complicité » de ces infractions, de même que le pilote belge et les quatre Tchadiens.


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