MPRD: Communiqué de presse N° 002/MPRD/2010

Après constatation de l’arrestation de son président le colonel DJIBRINE DASSERT, la direction politique et militaire du MPRD en concertation décide ce qui suit :

  1. Les objectifs et idéaux du mouvement qui ont coûté sa liberté à sont président demeurent et demeureront les impératifs absolus de notre combat.
  2. Le colonel DJIBRINE DASSERT reste toujours le président du MPRD. En son absence, le vice-président assure la direction du mouvement. Il délègue le commandement militaire à son chef d’état major le colonel ISSA MAHAMAT.

Dans son show médiatique, la bande à Déby a prétendument affirmé avoir rasé la base militaire du MPRD. Ce ne sont là que simples tartarinades de tyran. C’est aussi oublier que le rejet par les Tchadiens du régime de l’arbitraire et de la criminalité ne se cristallise pas uniquement dans un camp, un village ou une région. Ce sont toutes les zones du Tchad qui sont en ébullition. Les vaillantes forces du MPRD sont sur le terrain et continuent le combat avec l’énergie insufflée par le colonel DJIBRINE DASSERT. Le MPRD rassure ses militantes et militants que le combat pour débarrasser le Tchad de la criminalité institutionnalisée, de la gabegie et de la médiocrité incarnée par le système Déby continuera jusqu’à la victoire. Un régime qui se caractérise par le mensonge permanent, la corruption, le détournement des deniers publics, les tricheries électorales et la violence à tous les niveaux ne mérite pas que les Tchadiens baissent les bras. Le MPRD se bat avec et pour le peuple tchadien contre la discrimination tribale des Tchadiens. C’est un combat sans haine ni vengeance.

C’est pourquoi, partageant les mêmes objectifs que toutes les rebellions sœurs, le MPRD ne ferme pas la porte à une solution politique inclusive.

Le colonel DJIBRINE DASSERT est un homme intègre. Les pactes tribaux, ethniques régionalistes ou religieux n’existent pas dans son registre politique. Son combat a commencé longtemps avant l’avènement du régime MPS, qu’il avait à tort cru capable d’instaurer au Tchad un Etat de droit, de progrès et de liberté. Et ce n’est pas maintenant que ce combat va s’arrêter. Il ne s’est jamais mis au service de l’étranger pour déstabiliser son pays qu’il aime plus que tout. Son courage, son intégrité et sa probité morale forcent le respect de tout le monde, y compris le criminel Idriss Déby Itno.

Nous demandons à ses geôliers de le respecter et de respecter les conventions de Genève relatives aux droits des prisonniers de guerre dont le Tchad est signataire. Par conséquent le régime Déby assumera toutes les responsabilités en cas de manquement à ces conventions.

Le peuple tchadien momentanément stupéfait doit se redresser. Il n’y a pas de fatalité, en face ne pavane qu’un géant au pied d’argile.

Fait à Dijon le 15 février 2010

Le vice-président du MPRD
Djédouboum SADOUM


Commentaires sur facebook