MEMORANDUM du Comité de Préparation de la Conférence de l’Opposition

Au moment où la France, l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité des Nations Unies dénient au peuple tchadien le droit de faire usage de la force pour s’affranchir d’une des dictatures la plus sanguinaire et la plus corrompue au monde, le Président Idriss Déby Itno, a réussi à berner la communauté internationale en internationalisant un conflit strictement tchado-tchadien afin de s’assurer finalement de son soutien militaire, financier et diplomatique.

Par la même occasion, faisant fi de toute approche consensuelle réclamée à corps et à cris par l’opposition plurielle intérieure et extérieure, les politico-militaires, les associations de défense des droits de l’homme, le Président s’enfonce chaque jour davantage dans sa fuite en avant pour organiser une élection présidentielle frauduleuse le 03 mai 2006.

L’Alternance politique par le suffrage universel n’est concevable que dans un pays où existe un Etat de droit, où il y a une véritable démocratie. Le refus d’une prise de pouvoir par la force n’est recevable que dans un pays où les élections se déroulent dans des conditions réellement transparentes et démocratiques. Or, Idriss Déby, est arrivé au pouvoir en 1990 par un coup d’Etat, donc un Président au départ illégitime. Usant de la force, il s’est fait élire à deux reprises en 1996 et en 2001 dans des conditions frauduleuses et s’apprête à briguer un 3ème mandat après avoir trafiqué la Constitution. L’argumentation qui tend à banaliser le charcutage de la Constitution au motif que “Idriss Déby n’innove pas en la matière. C’est la mode en Afrique


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