Arche de Zoé: les avocats des Français plaident la bonne foi – Reuters

Les membres de « l’Arche de Zoé » détenus au Tchad n’avaient pas d’autre intention que de sauver les enfants qu’ils comptaient ramener en France, ont réaffirmé mercredi leurs avocats, soulignant le fait qu’ils avaient reçu l’aide de plusieurs agences humanitaires de l’Onu.

Au total, dix Européens – les six membres français de l’organisation, trois membres d’équipage espagnols et le pilote belge qui devait transporter les 103 enfants – ont été inculpés et écroués au Tchad.

« Ils espèrent vraiment pouvoir s’expliquer, pour démontrer que les charges n’existent pas et ils réaffirment (…) qu’ils ont agit dans un but humanitaire », a déclaré Me Gilbert Collard, s’adressant à la presse à N’Djamena.
« Vraiment, ils sont peut-être au-delà des formes classiques, mais leur seul but était de sauver des enfants de l’horreur et de la mort. Ils restent convaincus que l’objectif était celui-là », a-t-il ajouté.

Me Mario Stasi a, quant à lui, invité le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et l’Unicef à expliquer pourquoi ils ont contribué à l’opération de « l’Arche de Zoé » en fournissant des vivres, des tentes et des moyens de transport.

« DE BONNE FOI »

« De bonne foi, nous leur avons tendu la main (…), parce que le but de leur mission, telle qu’il nous l’ont expliquée, était d’aider des enfants dans le besoin », a déclaré à Reuters Serge Male, responsable du HCR au Tchad, reconnaissant avoir fourni une aide logistique à « Rescue Children », nom sous lequel opérait sur place « l’Arche de Zoé ».

Aucune réaction n’est venue de l’antenne de l’Unicef au Tchad.

Le président français Nicolas Sarkozy a déclenché des réactions indignées du président tchadien Idriss Déby et de plusieurs ministres de son gouvernement en déclarant mardi qu’il irait personnellement « chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait », comme il l’a fait pour trois journalistes français et quatre hôtesses de l’air espagnoles dimanche.

Les prévenus, écroués à la maison d’arrêt de N’Djamena, sont passibles de 20 ans de travaux forcés en vertu du droit tchadien.


Commentaires sur facebook