Arche de Zoé: l’enquête française élargie à l’escroquerie – Ap

L’information judiciaire française sur le projet de rapatriement d’enfants du Darfour par l’Arche de Zoé a été élargie jeudi aux faits d' »escroquerie », suite au dépôt de plaintes par différentes familles d’accueil françaises, a-t-on appris de sources judiciaires.

Une information judiciaire pour « exercice illégal de la profession d’intermédiaire en vue de l’adoption » a été ouverte le 24 octobre, alors que le parquet de Paris avait été averti du départ imminent de trois avions avec 300 enfants du Tchad vers la France.

Le 29 octobre, le parquet avait déjà élargi la saisine des deux juges d’instruction au chef d »‘aide directe ou indirecte à l’entrée ou au séjour irrégulier d’étrangers en France » avec la circonstance aggravante qu’elle avait « pour effet pour des mineurs étrangers de les éloigner de leur milieu familial ou de leur environnement naturel ».

Depuis l’échec de l’opération au Tchad, plusieurs plaintes de familles d’accueil françaises ont été déposées un peu partout en France. Elles seront centralisées à Paris où deux d’entre elles ont déjà été enregistrées, l’une déposée à Perpignan, l’autre à Avesnes-sur-Helpe (Nord), a-t-on indiqué de sources judiciaires.

Jeudi, le parquet a donc délivré un réquisitoire supplétif aux deux juges d’instruction pour leur permettre d’enquêter aussi sur une éventuelle escroquerie, certaines familles affirmant avoir versé entre 2.000 et 8.000 euros à l’Arche de Zoé pour pouvoir accueillir un enfant africain.

L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende.


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