Tchad/Université : l’année académique 2011-2012 ne sera pas blanchie- Xinhua

Le chef de l’Etat tchaiden Idriss Déby Itno a convoqué mardi les ministres de l’Enseignement supérieur, des Finances et de la Justice pour les instruire d’exécuter rapidement la décision du versement des bourses arriérés aux étudiants, prise la semaine dernière au cours d’une réunion tenue par le Premier ministre, Emmanuel Nadingar, avec les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur. Ainsi, le blanchissement de l’année académique en cours, longtemps réclamé par les étudiants, n’est plus d’actualité.

« D’ici à juin ou juillet prochain, l’année académique 2011-2012 sera bouclée, pour entamer normalement une autre en octobre 2012 », affirme Malloum Soultan, recteur de l’Université de N’Djaména, le plus ancien et grand des cinq universités et sept instituts techniques universitaires que compte le pays.

Après le bouclage du premier semestre dans toutes les facultés de l’Université de N’Djaména, le second a débuté depuis quelques jours. Certains départements ont même fini les cours. D’ici un mois, des examens anticipés y seront organisés. « Notre objectif est de finir, au plus tard, en juillet », estime M. Malloum Soultan.

« Que vous partiez à Abéché, Mongo, Moundou ou Sarh (villes des provinces où sont installés une université ou un institut universitaire, Ndlr), tous les étudiants accusent partout plus de six mois d’arriérés de bourse. Dans la capitale, comme les gens ont l’habitude de s’agiter, les autres croient que le problème de bourse, c’est seulement à l’université de N’Djaména », ajoute-t-il.

Depuis 1993, les années académiques se succèdent et se ressemblent à l’Université de N’Djaména : très longues et ponctuées de grèves à répétition. Le gouvernement a même dû blanchir une année au début des années 2000. L’année académique en cours a été interrompue par une grève de plus de trois mois. A l’origine de ce désordre, un problème d’arriérés de bourse qui perdure, obligeant parfois les étudiants à manifester bruyamment pour les réclamer.

« Si les étudiants sont dans la rue, s’ils cassent, ce n’est pas de leur faute. Pourquoi doivent-ils attendre six ou huit mois pour obtenir leurs bourses ? Cela est inadmissible et inconcevable », s’ indigne Khamis Taroum, porte-parole de l’Union nationale des étudiants tchadiens (UNET).

La bourse d’études au Tchad est élevée de 25.000 à 30.000 francs CFA par mois, a annoncé mardi le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Djidda Moussa. Début décembre 2011, le chef de l’ Etat avait promis cette revalorisation. Cette mesure est rétroactive au mois de janvier 2012. « Ce qui est une bonne nouvelle pour les étudiants », se réjouit leur porte-parole.

Pour contenter les réclamations des étudiants, il reste la question de la délocalisation de quatre facultés de l’Université de N’Djaména. Il y a trois mois, le gouvernement tchadien a décidé de délocaliser trois facultés de la plus ancienne université en provinces, une décision contestée par enseignants et étudiants.

Déby a inauguré au mois de janvier un complexe universitaire à Toukra, à une dizaine de kilomètres de la capitale. Ce complexe qui devrait abriter l’Université de N’Djaména, comprend huit facultés, un rectorat, une bibliothèque multimédia, des logements pour étudiants et enseignants, etc. Il est capable d’accueillir entre 15.000 et 20.000 étudiants, soit un peu plus de l’effectif total de l’Université de N’Djaména.


Commentaires sur facebook

2 Commentaires

  1. gueddji Mbangsoua

    C’est vraiment déplorable! Déby est le meilleur président d’Afrique centrale mais sa politique n’est pas centrée car il est entouré des prédateurs qui se disent conseillés, excuser moi le terme. Ils ne pensent qu’ à leurs ventre. Imaginons un instant, notre pays n’a pas un amphithéâtre de 1000 places bien. Qu’en dites vous de l’amphithéâtre Idriss Deby Itno au Bénin ! J’étais étudiant à la facculté des sciences exactes et appliquées des Farcha mais la grève m’a fait quité le pays , aujourd’hui je suis à Brazzaville pour études, si chez moi il n’y a pas de grève, pourquoi quitté mon pays? J’aime le Tchad.

  2. mahamat abdelkerim

    Je suis etudiant à la faculté des sciences juridiques,économiqueset sociales de FEZ au MAROC,vraiment au tchad les conditions des études ne sont encore pas reunies.le gouvernement n’arrive pas payer le maigre salaire des étudiants et même cas pour les professeurs.dans ce cas commentvoulez vous que les bacheliers devront etudier dans cet atmosphère?je suis désolé mais il faut que les hautes autorités mettent l’accent sur l’éducation,par exemple au sénégal on investit plus à l’éducation que dans d’autres domaines.pour donner un coup de main pour ce pays il faut absolument penser à l’éducation!


    Via MebApp.com