Gendarmes et rebelles s’affrontent près d’Abéché – Rfi

Des accrochages se sont produits dans l’est du Tchad entre des gendarmes et des hommes armés non identifiés. La communauté humanitaire d’Abéché est en alerte, après les violences qui ont éclaté dans la région.

Ces incidents surviennent un mois après la signature d’un accord de paix, à Syrte, entre le pouvoir tchadien et les quatre principales rébellions de l’est du pays dont l’Union des forces pour la démocratie et le développement. Ce vendredi, le mouvement du général Nouri, ainsi que le RFC de Timane Erdimi, avaient dénoncé le fait que cet accord n’était pas appliqué ; ce que conteste le gouvernement tchadien.

Le dernier accrochage signalé a eu lieu vers minuit et demi, à 50 km au sud-est d’Abéché, dans la zone de Goz Beïda, et plus précisément dans la ville de Koukou Angarana. Des tirs auraient été entendus par des organisations humanitaires présentes sur place. Un bilan provisoire fait état d’un mort et de quelques blessés.

Quelques heures plus tôt, des incidents avaient déjà opposé des gendarmes à des hommes armés non identifiés dans la ville d’Adjéradid, toujours dans la même région. Suite à cette alerte, l’armée nationale tchadienne a envoyé des renforts pour protéger la ville d’Abéché.

Environ quatre-vingts pick-up, soit plus de 500 hommes ont été déployés. Durant la nuit, plusieurs reconnaissances aériennes ont été effectuées, mais n’ont rien donné. Ce dimanche matin, un hélicoptère tchadien a de nouveau décollé pour une mission d’observation. Un Mirage français venu de la capitale est lui aussi parti survoler la zone où ont eu lieu les incidents.


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