Le CDRT regagne le maquis

La tautologie des événements au Tchad a poussé les rebelles de l’est à être très vigilants. Malgré tout, il y a parmi eux quelques individus qui se laissent piéger. Dernièrement, ce sont les éléments du récemment créé à Tripoli et instantanément rallié à Deby, le CDRT, qui viennent de connaitre ce sort.

Des opportunistes désillusionnés qui ne voyaient plus le bout du tunnel à court terme, décidèrent de rallier Deby. Mais ce dernier n’a cure d’un soi-disant chef, sans armées, qui voudrait le rejoindre. Ainsi les « ratés » de la rébellion trouvent souvent des arguments ethno-familiaux pour créer des dissidences en leur sein et rejoignent Deby avec leurs proches parents. Ceci a été le cas d’Ali Akhabach.

Le destin de tout ralliement pur et simple et surtout à caractère familial vient de rattraper monsieur Akhabach. Certes, Ali a déjà été nommé conseiller de Deby. Rappelons que les conseillers de Deby n’ont pas de bureaux personnels, ils se partagent tous la même salle et les chanceux rencontrent leur chef que tous les 12 mois. Parenthèse fermée. Touffa, le lieutenant et proche parent de Akhabach a reçu deux 4×4 neufs de Deby et est ravitaillé en « massarifs » de temps à autres (à compte goutte). Le reste de « l’armée » du CDRT est désarmée et dispersée en deux à trois personnes dans différentes garnisons loin de l’est Tchadien.

Les courageux parmi eux refusent l’humiliation. Une trentaine a décidé de regagner sa base arrière dont les officiers Mahamat Zene Ibrahim Saleh, Droyi Assef, Albadaoui Mahdi, Allazam Daoud Algadam et Albilali Roufai et jure de toutes ses forces à vouloir relever le défis et laver l’affront. Au passage, ils n’ont pas hésité de raconter leurs mésaventures aux frères d’armes qui ont initialement refusé de rallier Deby. Les membres de la CNT, dont les chefs viennent de recevoir une cagnotte de Deby ont bien saisi la leçon. Aux dernières nouvelles, ils auraient interdit à Al-Fall, Djinedi et Cie de descendre sur le terrain.

Ainsi Aldjinedi et sa clique à Khartoum, pour honorer les vœux de Deby, sont en train de recruter dans les villes soudanaises des volontaires qui seraient prêts à rentrer avec eux à N’djaména moyennant quelques dollars. D’autre part, Touffa, Akhabach et Mahamat Al Fara sillonnent l’intérieur du pays pour ravitailler Deby de quelques chairs à canon. Ainsi finissent des hommes sans foi qui juraient hier de vouloir finir avec Deby.

Correspondance particulière


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