Les Brèves de N’djamena : Deby au front

Deby a pris le bâton de commandement pour la nième fois et pris le chemin de l’Est. Pour la nième fois, il a assuré ses partisans que cette fois-ci c’est la dernière, qu’il va nettoyer la région une fois pour toute, il va les chasser jusqu’à la ville de Nyala et il reviendra rester à la frontière pour que le gouvernement soudanais lui remette toutes les armes.

Avant de prendre le chemin de l’Est par voie terrestre, il s’est installé pour 48h à Pont Bélilé et a demandé à tous ceux qui veulent mourir avec lui de le rejoindre ; en réalité, très peu l’ont rejoint. Il a donc donné l’ordre aux douaniers et policiers de le rejoindre. Même des douaniers en mission de contrôle à Moussoro et au sud du pays, ont été mobilisés. Accompagné de ce monde, à la tête d’une soixantaine des véhicules, il a passé la journée du dimanche à Mongo, où il a installé un secteur qui doit verrouiller cette entrée hautement stratégique. Il doit passer la nuit à Abéché où une partie de son escorte est déjà arrivée dans l’après midi du dimanche. La même stratégie de verrouillage des portes d’entrée d’Abéché devrait être mise en place. On aura remarqué que, par rapport à ses fanfaronnades de Pont Bélilé, Deby est plutôt à la défensive, càd il est entrain d’attendre les rebelles avec « du thé chaud et des croissants ».

Les observateurs avertis auraient remarqué que dans l’escorte de Deby, n’ont pas répondu présents certains chefs de guerre connus : Abderahim Bahar, Abakar Abdelkerim, alias Klenkeyno, Djounga Cherif, Ismaël Hour, etc.

A Pont Bélilé, Deby a téléphoné personnellement à plusieurs reprises au Chef du MJE, pour lui demander un soutien fraternel, car le pouvoir familial est plus que jamais menacé. En échange de cet éventuel soutien, selon des témoins, Deby aurait promis au Chef du MJE tous les matériels qui seraient récupérés des rebelles, y compris les véhicules. On attend la réponse du Chef du MJE.

Beremadji Félix
N’djaména


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