Arche de Zoé: Breteau nie avoir voulu sortir "clandestinement" les enfants – Afp

Le président de L’Arche de Zoé Eric Breteau, incarcéré au Tchad après avoir tenté d’évacuer 103 enfants vers la France, nie avoir agi « clandestinement » et dit n’avoir commis « aucune infraction », dans une lettre disponible en ligne mardi sur le site internet de France Info.

Dans ce courrier manuscrit rédigé vendredi depuis sa cellule à N’Djamena, Eric Breteau conteste « formellement toutes les accusations d’+enlèvement+, de +trafic+, d’opération +clandestine+, d’opération +illégale+, de +pédophilie+, de +trafic d’organes+ et autres rumeurs calomnieuses sans aucun fondement et sans aucune preuve de la moindre infraction ou du moindre délit ».

Eric Breteau et cinq membres français de L’Arche de Zoé sont poursuivis au Tchad pour enlèvement de mineurs et quatre Tchadiens le sont pour complicité. Ils sont tous incarcérés à N’Djamena.

Tout au long des 16 pages de cette lettre, Eric Breteau défend pied à pied l’activité de l’association au Tchad, et dénonce une « mascarade politico-médiatique » alors que selon lui « l’ensemble des autorités françaises ont été informées » de leur action.

Il nie également avoir affublé les enfants de « faux pansements dans le but de (les) évacuer clandestinement » ou de duper les autorités.

Selon lui, ces « placebos ou bandages vides ont permis de dédramatiser la prise en charge médicale pour ces enfants peu habitués aux soins et ont également permis de ne pas les effrayer lors de l’opération d’Evasan (évacuation sanitaire, ndlr) qui les a finalement amusés », argue-t-il.

Les membres de l’association ont été interpellés fin octobre à Abéché (est du Tchad) alors qu’ils s’apprêtaient à transporter en France 103 enfants, des orphelins du Darfour selon eux.

Selon une enquête d’organisations humanitaires internationales, la quasi-totalité des enfants sont originaires de villages tchadiens de la zone frontalière et ont au moins un adulte qu’ils considèrent comme un parent.

Mais pour Eric Breteau, « aucune preuve formelle ne contredit aujourd’hui les chefs de village qui ont attesté que ces 103 enfants étaient des orphelins de la guerre du Darfour ».

« En réalité, ils sont et demeurent d’origine et de nationalité soudanaise », affirme-t-il.


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