Les Brèves de N’djaména : Hinda sème de la zizanie aux Deby

Idriss Deby a répété à plusieurs reprises à ses bouffons qu’il n’a plus besoin ni des mouslims, ni des Nordistes, ni des zaghawa, ni des Bilia, ni des Koulia, ni de Tida, ni d’Itno et enfin ni même de Deby ! « Mes enfants ont grandis, ce sont des hommes dans le civile comme dans le militaire et peuvent gérer n’importe quoi, alors je m’en passe de tous ceux qui pensent que sans eux le soleil cessera de se lever à l’Est et se coucher à l’Ouest. » Joignant le geste à la parole, Deby distribua à ses rejetons les directions de régies financières et les sociétés d’Etat ainsi que le commandement des grandes formations militaires. Après avoir puisé largement dans la caisse commune de l’Etat, il créa au nom de chaque rejeton une société privée (BTP, import export, distribution, etc.) qui a le monopole sur un secteur bien donné. Riches et responsables, les rejetons ont commencé à se prendre au sérieux en s’attaquant au sacré : Hinda.

« Hinda n’est pas plus importantes que les autres maman, c’est Hinda qui dirige le pays, notre père est envouté par cette femme, l’Etat c’est Hinda.  Nous, on n’accepte pas que celle-ci nous donne des ordres, etc. » Les ronronnements des morveux atteint les oreilles du despote de père ; ce dernier mit les points sur les i avant de s’envoler pour Amdjeress. Alors il convoqua la troupe et leur teint des propos dont lui seul a les secrets : Chacun des bambins a eu pour son compte: « celui-ci n’est pas mon fils, celui-là est un batârd qu’on m’a attribué injustement la paternité ou encore  celui là n’est qu’un adoptif», etc. Après plus d’une heure de péroraison  il  ajouta: « regardez-vous bien, qui d’entre vous me ressemble comme le défunt Ibrahim avec vos visages de wistiti.  Qui êtes-vous pour oser parler de Hinda ? Hinda est sacrée et on ne doit ni plaisanter  ni s’attaquer, ni critiquer le sacré. Le sacré, on le vénère tout simplement. »

Rompez les rangs !

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


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