Toilettes: Les Tchadiens adorent se vautrer dans leurs excréments.

Entrez dans n’importe quelle maison au Tchad, notamment dans la capitale, N’DJaména, et demandez d’aller aux toilettes ou d’aller prendre une douche. Vous aurez la même triste constatation partout : WC et douche sont souvent au même endroit. Le WC dégage une odeur nauséabonde avec des milliers des mouches qui s’agglutinent partout. Parfois le WC est pratiquement rempli avec des excréments humains visibles, pleins de mouches et d’asticots qui fourmillent de partout. Beurk ! Quand il faut pisser à cet endroit, il vaut mieux être un homme : on ouvre sa fermeture éclair, on coupe sa respiration, on détourne son regard, on ferme le yeux, et on pisse en vitesse, et on sort en vitesse. Chier n’est pas du tout aisé dans ces conditions, c’est pire : on fait vite ! On pousse, on pousse, car on ne respire pas. on sort vite ! Vous voulez prendre votre douche ? On vous déposera un seau d’eau à côté d’un WC rempli de cacas, où mouches et cafards se disputent la chefferie des lieux. C’est ça les toilettes dans notre capitale et dans nos grandes villes. La plupart des habitants de N’Djaména ne possèdent pas de WC moderne, ni à la turque ni avec une chaise anglaise. La fosse est la chose la mieux partagée. Même les Tchadiens qui ont vécu longtemps à l’étranger, en Europe, en Amérique, voire dans de grandes capitales africaines comme Abidjan, Dakar… reprennent rapidement les habitudes locales quand ils rentrent au bercail : l’entretien des toilettes est le dernier des soucis, d’ailleurs ça ne constitue même pas un souci. Leur séjour à l’étranger ne leur sert jamais d’inspiration dans le domaine. Quelques Tchadiens possèdent un WC moderne chez eux. Mais là encore, l’entretien laisse à désirer. C’est même pire : on peut voir la chaise anglaise, ou le WC à la turque, remplis de cacas surnageant l’eau. Vous tirez sur la chasse ? Pas d’eau. C’est la-dessus qu’on continue à faire ses besoins. Il vaut mieux avoir une fosse bien entretenu, qu’un WC moderne mal entretenu.

Dans les bars, pire ! Les toilettes sont dans une saleté indescriptible. Là aussi, pour pisser, il faut couper sa respiration, détourner son regard et fermet les yeux.

Dans les bureaux, que ce soit chez le ministre, le député, le proviseur d’un lycée ou le petit fonctionnaire quidam, c’est pareil : le WC contient des excréments visibles, ça pue, sans que les occupants de lieux ne se posent de questions. Ils y vont faire leur besoin quand même. Dans la plupart des hôtels et auberges, c’est pareil. Pas d’entretien digne des toilettes. Si vous débarquez sans réservation dans une auberge de la capitale, on vous dira : « attendez, on va vous préparer la chambre« . Si vous suivez le gérant dans la chambre, vous allez voir un WC bien remplis de cacas qui pue, des préservatifs jetés partout à même le plancher, de la poussière partout. Le gérant vous dira : ça ne fait rien, j’en ai pour quelques minutes pour vous nettoyer tout ça… Parfois vous logerez dans un hôtel de classe. Vous allez faire vos besoin au WC. Vous tirez la chasse : surprise ! pas d’eau ! Il faut aller à la réception, demander un seau d’eau pour venir faire partir vos excréments.

Je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi les Tchadiens de tous bords, de toutes couches sociales sont si négligents quant à l’entretien des toilettes, mais je n’ai jamais trouvé de réponse. Les sales habitudes dans le domaine demeurent, on dirait pour l’éternité.

BELEMGOTO Macaoura


Commentaires sur facebook

7 Commentaires

  1. vitesse

    Alors qu’est ce qu’on peux faire en tant qu’un pays en voie de developpement? si nous decidons pas qlquch nous serons qualifiés de nimporte quoi par nos voisin hein!

    • Ndjamenois

      Partout Les wc et douche sont consignès dans un même local.le problème est de un problème de propreté.monsieur belemgoto vient d’oú?avoir une douche et un wc est souvent pas à la portèe de tout le monde.

  2. Tor-ndinan

    Critique positive.Le constat est fait et a chacun d’y reflechir et faire ce peu pour ameliorer! Il faut bien qu’on commence par nettoyer devant nos cases.

  3. Haliki

    Triste réalité ! Hormis nos sales habitudes, L’Etat a aussi son rôle a joué dans cette affaire. Je pense que pour éradiquer ce phénomène il faut accorder de l’importance a la gestion des eaux usées en passant par la mise en place des usines d’épurations, la construction des canalisations souterraines (égout)…
    Malheureusement jusqu’à présent éléments sont le cadet des soucis de L’Etat tchadien.   

  4. Sam le Tchadien

    Très bon article de prise de conscience et félicitation à BELEMGOTO. Triste réalité et o, le constate un peu partout en Afrique. Je viens de passer un long séjour dans une des grandes villes de Côte d’ivoire et chaque fois que je me retrouve dans cette ville, j’ai toutes les difficultés à me soulager. Allez faire « pipi », là, c’est facile pour moi car il suffit que je me trouve derrière la maison où tout le monde y va et le problème est résolu mais chier et me laver, c’est pas facile. Nous africains et surtout Tchadiens car c’est de nous qu’il s’agit, devront adopter un comportement de changement de mentalité. C’est très honteux pour nous lorsque nous lisons un tel article qui relate tout ce comportement. Merci et que Dieu bénisse le Tchad et le Tchadien.

  5. ABOU AMMAR

    Ecoutez chers lecteurs, vous donnez des opinions comme si Belemgoto ne chie pas derrière son manguier ou meme d’autres dans ces lieux que vous critiqués alors que se sont nos réalités. Chaque pays à ces us et coutumes et si aujourd’hui tu demande à Beloemgoto d’

  6. tourkou wili

    Les gens tournent en rond, sur cette question épigneuse, au tchad , les communautés qui ne respectent pas les régles élementaires de propriétè sont connues des tchadiens.Certaines personnes trouvent du plaisir en jetant leurs urines contre le mur, et d,autres encore pissent devant leur concession, tout en parlant avec les gens assis non loin d.eux,pour vérifier cette information, je vous de conseille à visiter les quartiers redina.123, la nuit entre 19h. et 20h. Pour parer à ce phenomene archaique, une sensibisation s,impose , surtout dans les Regions du sud et du Kanem. Vivre dans la même concession avec certaines personnes est pénible.