Tchad: les fonctionnaires entament leur douzième semaine de grève – Rfi

Au Tchad, les travailleurs du secteur public revendiquent depuis le mois de juillet l’application d’un accord portant sur les augmentations de salaires. L’accord diversement interprété par le gouvernement et les syndicats a été annulé il y a une semaine par le ministre de la Fonction publique, face à ce qu’il appelle  «l’intransigeance de l’Union des syndicats du Tchad». Du coup, d’autres centrales menacent de rejoindre le mouvement.

La confédération libre des travailleurs du Tchad, qui n’avait, jusque là, pas appelé à la grève, menace de rejoindre l’Union des syndicats du Tchad. Elle n’accepte pas que les avantages acquis par les travailleurs soient remis en cause par le gouvernement de façon unilatérale.

En effet, après l’échec de plusieurs tentatives de médiation venant de leaders religieux, partis politiques et associations de la société civile, le ministre de la Fonction publique a annoncé début décembre que le gouvernement annule l’accord portant sur les augmentations de salaires signé en novembre 2011 avec les centrales syndicales.

« Il est inadmissible qu’on laisse des malades mourir dans les hôpitaux, qu’on bloque l’administration alors qu’il existe une volonté de dialoguer », a justifié le ministre.

Au lieu de faire reculer les grévistes, l’annulation des augmentations de salaire ajoutée à l’ultimatum du ministre de l’Administration du territoire qui a donné jusqu’au 15 décembre aux syndicats pour lever la grève, a renforcé leur détermination et risque d’augmenter le nombre de travailleurs qui vont débrayer cette semaine.

 

Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad:

« Si l’ensemble des recettes hors pétrole devraient être consacrées aux salaires, avec le peu qui reste nous ne pourrons pas satisfaire les 12 millions de Tchadiens qui attendent de l’eau potable, à être soignés, les enfants qui attendent à être éduqués…« 


Commentaires sur facebook

5 Commentaires

  1. Gerard

    C’est dommage que le gouvernement ait demeuré sourd aux revendications des travailleurs et ait décidé d’annuler des accords signés avec les agents des Ministères de la Santé et des Affaires Sociales. Dans un pays normal, une grève de deux à trois semaines aurait emporté le gouvernement. Mais au pays de Toumaï, une grève de deux à trois mois constitue une occasion en or pour le « gouvernement » d’étaler son incompétence et son amateurisme en annulant des accords déjà signés depuis deux ans et en intimidant les syndicats de dissolution en cas de refus de la levée de la grève. Comme Karl Marx disaient aux prolétaires de ne craindre aucun bouleversement social étant donné qu’ils n’ont que leur force physique à vendre quel que soit l’ordre établi, nous disons aux travailleurs tchadiens de ne pas céder à l’intimidation car ils n’ont rien à craindre par rapport aux conséquences de cette grève, si ce n’est la misère dans laquelle ils vivent déjà à cause de l’aveuglement et des errements d’un « gouvernement » aux méthodes moyenâgeuses. A bon entendeur salut ! G.K

  2. Nengondion

    il est important que les tchadiens se rendent compte que le pays devient inviable; pire etre fonctionnaire dans ce pays. nous sommes tous conscients que seule une pincée de personnes est tchadien. d’un coté, ils ont le monopole de l’executif fixant a volonté les revenus de la grande majorité et de l’autre, ils ont le monopole du marché fixant à volonté les prix. du coup, ce qu’ils veulent nous laisser comme message: si vous voulez, vivez avec nous, à notre façon, dans ce pays et si vous ne le voulez pas, allez où vous voulez!
    ce que tout le monde doit savoir, nul, sauf Dieu, n’a le pouvoir de changer ni son destin, moins encore celui de son prochain
    alors chers compatriotes; seule la lutte libere!  »
    ceux qui savent mourir, meurent debout »; baissons pas les bras.

  3. magistrat

    il n’ya qu’au bien evidemment qu’il ya des choses pareille car nul part il ya un gouvernement de ce genre er seulement qu’il est interdit de revendiquer ses droits n’est ce pas là une dictature pure et simple? que fait on avec « je ne vous apport ni or,ni argent mais la liberté »?

  4. DOUMLHANGO

    Le TCHAD est un pays des croyants et Dieu seul peut libérer ce peuple

  5. DJEKONBE GREGOIRE

    Que le gouvernement tchadien sache qu’aucun pouvoir n’est éternel. J’encourage les syndicalistes tchadiens à user de tous les moyens nécessaires pour faire valoir leurs droits légitimes. L’histoire retiendra de vous cette image, que le Tchad à l’instar d’autres pays veut aussi le changement. Ce changement ne se fait pas avec des fleurs mais par le sacrifice.