Tchad: le secteur public suspend sa grève – RFI

Au Tchad, les travailleurs du secteur public, en grève depuis douze semaines, ont décidé ce lundi 17 décembre 2012 de suspendre leur mouvement en raison des fêtes de fin d’années qui approchent. Mais aussi pour répondre à l’appel du chef de l’Etat, Idriss Déby Itno, qui a appelé au dialogue le 10 décembre dernier. Le travail reprend donc à partir du mercredi 19 décembre jusqu’au 31 mars 2013.

La semaine dernière, quand Idriss Déby a reçu les centrales syndicales pour appeler à la reprise du dialogue, les militants de l’union des syndicats du Tchad ont demandé un temps.

Un temps pour enterrer leur camarade Bétar Mbailaou Gustave, mort en captivité suite à une condamnation judiciaire que les syndicats imputent au pouvoir. Les obsèques passées, les travailleurs du secteur public ont décidé de dire oui à la demande du chef de l’Etat, aussi pour passer les fêtes de fin d’année en toute tranquillité.

« Nous nous réservons le droit de repartir en grève »

« Il faut tenir compte du fait que nous sommes à la fin de l’année et que les travailleurs voudront passer les fêtes de fin d’année en famille, dans la sérénité, confirme François Djongdang, président de l’Union des syndicats du Tchad. Ils ont donc décidé d’observer une suspension de la grève à compter du 19 décembre jusqu’au 31 mars 2013. »

Le syndicaliste rappelle toutefois que cette suspension n’est pas un chèque en blanc : « si le gouvernement venait à poser des actes contraires aux intérêts des travailleurs, nous nous réservons le droit de repartir en grève. Et ce sans préavis puisque nous sommes simplement en suspensions. »

Les négociations qui ont démarré ce lundi vont se poursuivre dans les jours à venir sous l’égide du Conseil national de dialogue social.


Commentaires sur facebook

1 commentaire

  1. Gerard

    Espérons que suite à cette suspension de la grève décidée en réponse à l’appel au dialogue du Chef de l’Etat, les travailleurs auront des nouveaux interlocuteurs plus enclins à les écouter et plus aptes à mener des négociations avec les syndicats sans faire recours à des décisions unilatérales inopportunes, ni à l’intimidation. Il serait de bon aloi que le Gouvernement aussi paye les salaires des travailleurs en guise de bonne volonté pour décrisper la situation et pour leur permettre de bien passer les fêtes de fin d’année. La sérénité est la condition indispensable pour toute négociation. A bon entendeur salut! G.K