Deux articles du journal Le Progrès n°2349 du 20/12/2007. Sans commentaire!

Réplique à des dérives de la presse:

Ahmat Bâchir avertit les journalistes : «Celui qui écrit n’importe quoi, verra sa plume cassée ! »

«Le gouvernement ne tolérera aucune dérive d’où quelle vienne et de quelle que nature qu’elle soit. Les hommes et les femmes du métier sont invités à exercer, librement, en respectant les règles de l’art. La presse et le gouvernement sont liés par des textes, donc pas de dérives», met en garde le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Ahmat Mahamat Bâchir les hommes de médias hier, mercredi 19 décembre 2007, à midi, lors d’un point de presse dans son bureau.

«Trop, c’est trop! Chacun doit prendre ses responsabilités et agir, correctement, selon la déontologie et les textes en vigueur. Ce n’est pas parce qu’il y a la liberté de la presse que chacun pourrait se permettre de prendre sa plume et écrire. Quiconque écrit n’importe quoi, verra sa plume cassée», avertit-il les journalistes sur les risques qu’ils encourent désormais. Selon lui, depuis quelques jours, «certains hommes politiques, relayés par une certaine presse, se livrent à une campagne d’intoxication contre le gouvernement l’accusant, tantôt de violer la liberté de la presse, tantôt de procéder à des arrestations arbitraires, ou de violer les droits de l’Homme ». Cette presse, dit-il, écrit des articles tendancieux, calomnieux, dangereux, séditieux …, au mépris de la déontologie, jetant le discrédit sur tous les journalistes. Ces mêmes gens, cite-t-il, taxent les membres du gouvernement de criminels de guerre alors que ceux-ci ne font que défendre la Constitution. Cette loi fondamentale condamne la prise du pouvoir par les armes. Ce sont les mercenaires, qui violent la Constitution, qu’on doit taxer de criminels, décrie M. Ahmat Mahami Bâchir. « Dans quelle partie du monde a-t-on vu un pays se faire attaquer et que son gouvernement croise les bras? Vous avez, vous-mêmes, vu les mercenaires sauvages qui ont tenté de déstabiliser notre pays. Les forces de défense et de sécurité ont répliqué de la manière la plus forte», se félicite-t-il. Pour lui, la liberté de la presse est l’acquis consacré par la Constitution, nul n’a le droit de la toucher. Seulement, il déplore que cette situation ait ouvert le métier à des non professionnels, « des opportunistes, des voyous de journalistes, des racailles de journalistes, qui ne sont pas, à l’origine de la profession, qui sont venus dans le but de torde le coup à la presse». Ces géographes, enseignants doivent rejoindre leurs corps d’origine parce que, à son avis, le Tchad abrite beaucoup des analphabètes qui ont besoin d’instruction. « Ce n’est pas parce qu’une personne arrive à s’exprimer ou écrire en français ou en arabe qu’elle peut devenir journaliste». M. Bâchir invite les professionnels à agir afin que ne s’infiltrent plus ceux qui entravent la noblesse du métier du journalisme en faisant de lui un fonds de commerce. « Messieurs les journalistes, je vous invite à être sereins. Votre tâche n’est pas facile, c’est une tâche noble. On ne vous empêche pas de parler de nos fautes, parce que l’erreur est humaine. Mais, on vous empêche, on vous interdit de nous prêter des intentions ou de nous dire ce que nous n’avons pas fait. Nous défendons la République et le peuple tchadien. La République doit marcher comme cela», informe le ministre.

Interrogé sur l’identité de la personne ou de l’institution à l’origine de l’arrestation du directeur de la publication de notre temps, M. Ahmat Mahamat Bâchir confirme que, c’est sur plainte du Haut Conseil de la Communication (HCC) qu’il a été arrêté et gardé, non pas dans les locaux des Renseignements généraux, mais à la Police judiciaire. Celle-ci l’a ensuite remis à la justice. Concernant le vice de procédure relevé par les associations des droits de l’Homme et des corporations du métier de l’inapplication du régime qui s’applique en matière de presse, c’est-à-dire la citation directe, le ministre déclare que, «quand les gens écrivent de manière médiocre, quand ils insultent et incriminent, pourquoi ces associations ne réagissent pas? Dès qu’on les arrête, elles s’agitent, c’est fini ça. Je défie quiconque qui écrit mal. Qui insulte ou qui porte atteinte à la sûreté de l’Etat, je promets de l’arrêter et le traduire en justice» met-il, une fois de plus, en garde, les journalistes.

Concernant la disparition du sultan de Dar Tama et du préfet de la même localité, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique fait savoir qu’ils sont de mèche avec les mercenaires. C’est pourquoi, ils ont été arrêtés. Mais il rassure, par contre, qu’ils sont bien traités, en attendant de comparaître devant le juge. Selon lui, l’Etat dispose de preuves irréfutables de leur complicité. « D’autres vont encore suivre», ajoute-t-il. L’Etat se dotera de tous les moyens pour mettre hors d’état de nuire ceux qui veulent déstabiliser le pays, qu’ils viennent de l’extérieur ou de l’intérieur du pays, et même agissant dans l’ombre, conclut le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Ahmat Mahamat Bâchir.

Naïm Ahmat Baba

A l’occasion de l’Aïd Al-Adha Al Moubarak: Déby prie pour un Tchad prospère et stable

Comme il est de coutume les jours de fête, le président de la République, M. Idriss Déby Itno, a reçu les hautes personnalités ainsi que les membres du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques (CSAI). A ces derniers, le chef de l’Etat a rappelé les événements malheureux qu’affronte le pays, ces derniers temps. Ces événements mettent à mal les efforts de reconstruction du pays, de la lutte contre la pauvreté et les maladies, qui font des victimes au sein de la population. Des fils du Tchad sont également, depuis quelques temps, utilisés par un voisin jaloux du développement du pays. Ce voisin ne voudrait pas que le Tchad prospère, qu’il ait la paix et devienne stable, indique le président de la République. « Ces ennemis ont mis en place une machine destructrice pour, une fois de plus, verser le sang des fils de notre pays ainsi que .les larmes de nos épouses, nos sœurs et nos mères. Je ne peux pas croire que Dieu ait réservé un sort aussi tragique aux Tchadiens et au Tchad. Durant plusieurs décennies, nous n’avons eu que très peu de repos. Au moment où le peuple tchadien pense, logiquement, qu’avec les ressources pétrolières et les autres ressources supplémentaires que nous nous attelons à orienter vers le bien-être de la population, tous ces programmes et projets sont compromis par la guerre qui sévit à l’est du pays et aussi par le déplacement de milliers de Tchadiens de leurs villages», déplore M. Idriss Déby Itno. Pour lui, sous d’autres cieux, lorsque surviennent de telles difficultés, c’est tout le peuple qui se soulève et fait bloc derrière son gouvernement, en refusant, catégoriquement, de conduire le pays dans la guerre. «Le constat que j’ai fait, j’ai trouvé même des gens qui soutiennent les pays qui nous agressent. J’ai trouvé aussi des gens qui n’éprouvent aucun sentiment de compassion envers les soldats tchadiens, qui meurent pour défendre la patrie, des personnes déplacées et réfugiées. Des gens qui, en somme, meurent pour l’intégrité du territoire. Je me demande, si nous sommes dans un pays normal», lance le chef de l’Etat aux membres du CSAI. Cette affaire ne doit pas être considérée comme une histoire banale, mais sérieuse, estime le chef de l’Etat. M. Idriss Déby Itno avertit, en conséquence, que, si les Tchadiens ne font pas attention, le pays risquera de replonger dans la guerre civile. Beaucoup d’acteurs politiques croient que leurs intérêts ne se trouvent que dans la guerre et non dans la stabilité, attire-t-il l’attention de la population. Le prix que les Tchadiens doivent payer de cette guerre, ne dit rien à d’autres, pourvu qu’ils arrivent au pouvoir. «Je voudrais profiter de l’occasion que m’offre ce jour sacré, pour lancer un appel à l’endroit de tout Tchadien, quelle que soit sa religion, de se ranger derrière le gouvernement. Le pays tout entier doit faire bloc derrière le gouvernement, chacun selon ses moyens, afin que nous sortions de cette situation, par nous-mêmes et consacrer nos ressources, pas pour la guerre, mais pour notre bien-être, pour un Tchad prospère et stable», a souhaité le président de la République.

N.A.B


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