Bernard Kouchner & l’Arche de Zoé – Alterinfo

Le silence du ministre des affaires étrangères sur l’affaire de l’arche de Zoé tranche bien avec ses colères pourtant promptes et injustifiées face à certains événements qui quelques fois ne demandent pas tant. Mais on ne le dit pas assez, Bernard Kouchner est le grand artisan du drame qui se déroule au Tchad

L’homme qui, avant tout le monde, a compris que pour faire des affaires en territoires troubles, il faudrait une carapace qui vous couvre de tout soupçon n’est pas resté silencieux pour rien. Son hyperactivité au Biafra et les conséquences qui ont suvi, concourent à cette prise en compte de la réalité des choses. C’est ainsi que, pour allier guerre et buziness, en d’autres termes faire de bonnes affaires en périodes troubles, l’homme a crée le concept « ingérence » aux allures « humanitaires » afin de poursuivre sans heurts les affaires et surtout faire fonctionner l’économie de la guerre, chère à toutes les puissances occidentales qui distillent à travers le monde des armes en lieu et place de la paix. Les occidentaux ont compris que la guerre rapporte plus d’argent que la paix, c’est pour cela que toute la littérature de leur part sur la paix n’est que pure escroquerie intellectuelle, puisque l’argent est au centre de leur existence. Ne disent-ils pas que l’argent est le nerf de la guerre ?

Quoi de plus normal que le théâtre de cette économie-buziness soit certaines zones de l’Afrique. Les Etats-unis et la Grande Bretagne ayant pris le gateau en Irak, la France ne souhaite pas se faire damner le pion par la chine qui, lentement mais surement, l’expulse à coups de réalisations concrètes de son précarré. L’Affaire de Zoé ne pouvait pas mieux tomber pour Kouchner et son ingérence humanitaire. Le Tchad, la République Centrafricaine et le Soudan, des lieux riches en ressources minières, pour faire avancer les affaires en France. On comprend pourquoi la France continue à renforcer sa présence militaire en Afrique, la plus conséquente à travers le monde, pour continuer sa mainmise sur les ressources de ces pays, au grand dam des populations locales.

L’affaire de Zoé fait résurgir la sempiternelle question: Pourquoi la France ne quitte t-elle pas l’Afrique ? Les populations des différents pays francophones, ont toutes le même désir: celui de ne plus avoir affaire à cette ancienne puissance esclavagiste et aujourd’hui colonisatrice et ainsi organiser leur vie de cité. Les différentes coprolalies des personalités française et occidentales agacent au plus haut point les africains et ces derniers en ont marre. Le soutien logistique, militaire que la France apporte à ses complicités pour taire la population ne feront plus le poids face à la détermination de ces populations qui veulent définitivement mettre un terme à ces pratiques immondes.

L’Affaire Zoé est la goutte d’eau qui fait déborder la coupe, car en plus du politique, cest le citoyen français qui s’y colle à son tour en venant voler impunément des enfants africains. Des familles et des associations qui font du buziness sur le dos d’êtres humains parce qu’africains. Exactement comme cela se passait lors de l’esclavage. Encore plus grave, c’est l’arrogance des bandits et de leurs populations qui incriminent une fois de plus les victimes. On est d’ailleurs surpris de voir que les familles qui ont avancé de l’argent pour s’acquerir de la  » marchandise exotique  » ne soient pas poursuivies.

Arche de Zoé revèle une chose, si les Africains continuent à faire confiance aux occidentaux et à démeurer dans l’affectif comme c’est le cas actuellement, ils courent à leur perte.

sanslangue2bois@yahoo.fr


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