Troisième journée du procès de l’Arche de Zoé – Rfi

Le procès de l’Arche de Zoé reprend ce lundi, au Tchad. Six Français, trois Tchadiens et un Soudanais comparaissent devant la Cour criminelle de Ndjamena pour avoir tenté de faire sortir illégalement du pays 103 enfants originaires du Tchad et du Darfour.

Les Français membres de l’association risquent une peine de 5 à 20 ans de travaux forcés pour « enlèvement d’enfants ». Les autres sont poursuivis pour complicité d’enlèvement. Les journées qui viennent seront décisives.

Ce lundi devrait d’abord être consacré aux confrontations. Le président de la Cour criminelle souhaite en effet mettre face à face les différentes versions de l’affaire.

Intermédiaires et accusés, dont les récits divergent sur de nombreux points, devront tenter de convaincre la Cour que ce sont bien eux qui disent la vérité. Ensuite, ce sera au tour des parties civiles de venir à la barre.

Depuis le début du procès, les six représentants des familles des enfants sont assis dans la salle, silencieux et attentifs. Ce lundi, ils pourront s’exprimer devant les juges et répondre à leurs questions ainsi qu’à celles des avocats avec l’aide d’un interprète, les six hommes ne parlant pas français. Le procès de l’Arche de Zoé entrera alors dans la dernière phase, celle du réquisitoire et des plaidoiries.

Mardi, jour de Noël, férié au Tchad, il n’y aura pas d’audience. Les parties civiles devraient donc plaider mercredi avant le réquisitoire de l’avocat général et les plaidoiries de la défense.

Le verdict pourrait tomber jeudi ou vendredi. Tout cela si le calendrier est respecté, bien sûr. Mais, depuis le début de cette affaire, il semble qu’aller vite soit l’une des préoccupations majeures des juges


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