Les Brèves de N’djaména: Deby à Tripoli

Dans ses égarements parisiens, Deby a eu l’imprudence de déclarer qu’il n’y a pas des négociations avec les mercenaires soutenus par le Soudan ; alors que le Guide est entrain d’organiser au même moment une série de négociations entre la rébellion et le régime de Deby. Pire, il a demandé la présence des troupes au Tchad, ce qui est contraire aux engagements pris vis-à-vis du Guide, en échange du soutien de celui-ci. Deby a du se rendre compte de sa bévue, alors il a accouru chez le Guide, ce jour du Lundi. On attend avec intérêt ses déclarations depuis Tripoli.

Le conflit Abderahim Bahar – Mahamat Nour – Le conflit Abderahim/Nour embarrasse fortement Deby. Il est connu que le conflit entre les populations autochtones et allogènes, entretenu par Deby lui-même dans le Dar Tama, a des répercussions directes sur les relations entre le CEM et son Ministre de la défense. Pour le CEM, les éléments de Nour doivent cesser de se prendre aux populations allogènes et intégrer l’ANT. Par contre Mahamat Nour entend exécuter pleinement l’accord entre lui et Deby au moment de son ralliement : il doit débarrasser le Dar Tama de la population allogène et administrer la région jusqu’à nouvel ordre. Le CEM avait refusé de faire bouger l’ANT au moment des affrontements entre les éléments de Nour et « les bergers ». Cela a beaucoup contrarié le Ministre de la Défense. Le CEM vient d’être rappelé à Ndjamena, remplacé à Adré par Kalimi Koudimi, son adjoint. Le conflit Abderahim/Nour met Deby dans une situation très embarrassante. Il ne peut pas se débarrasser de A. Bahar ; c’est son dernier verrou familial, d’ailleurs le Gl lui-même n’attend que ça pour prendre ses clic et clac et aller s’installer à Tiné, et…. Laisser Abderahim à son poste actuel fâche Nour, ce que Deby cherche à éviter à tout prix. A suivre

Assassinat de Brahim Deby – les milieux professionnels français sont très surpris et ne comprennent pas le comportement des avocats de la famille Deby. En effet, la police n’a pas encore déposé son rapport définitif et selon les mêmes milieux, il y a beaucoup d’indices qui intriquent ; surtout qu’il ne s’agirait apparemment pas d’un simple vol mais une volonté évidente de l’éliminer. Alors qui ou qui sont le(s) commanditaire(s). La précipitation des avocats d’expliquer les mobiles de l’assassinat jette d’avantage du trouble dans la recherche de la vérité. Selon certaines confidences, des révélations fracassantes sont encore à attendre, par exemple la présence de quelqu’un de très proche de la famille, parmi les commanditaires à moins qu’on …

Gardes de corps de Deby ou truands braqueurs ? – Quatre truands voulant dérober la caisse d’un dentiste syrien sur la grande avenue EL Nemeyri en plein jour, tuent et se canardent entre eux. Habitués à semer la terreur et mettre toutes leurs victimes au gardez vous, dès la nuit tombée, les truands qui sèment la terreur dans la ville de N’Djamena ne se cachent plus et opèrent maintenant en plein jour et à visage découvert. L’un d’eux se faisant passer pour un patient souffrant fortement des maux de dents, frappe à la porte du dentiste, suivi de ces trois compères. Le dentiste syrien ouvre la porte et accueille le faux patient et essaie de le faire asseoir. Croyant le dentiste seul, les truands l’intimident et armes dehors, lui demandent de leur remettre la caisse de la journée et le reste. Les parents du dentiste se trouvant dans la salle à manger, alertés par le bruit, interviennent en essayant courageusement de maîtriser les truands ; dans le tohu bohu, un syrien a été tué, un autre blessé avec plusieurs balles. Dans cette volonté de tuer, un des truands abat un de ses compagnons et blesse un autre. Tous les quatre truands sont des militaires, officiers « supérieurs » de la sécurité rapprochée de Deby. Dans quelques jours, inconnus par le commun des mortels, ils circuleront librement dans les rues de N’djamena à la quête d’autres forfaits. Dans ce Far West indescriptible, Deby en compagnie de son inoxydable Hinda sont les seuls à croire encore à l’existence d’un état avec un semblant d’administration. Mais au fait, où est Mahamat Nour, le président du Fuc, rallié à Deby ? Eh oui, il n’est pas exclu qu’avec l’argent du pétrole, il a déjà la bouche pleine de farine. Dans cette injustice criante, l’ombre des nombreuses victimes d’un certain 13 avril continuera à planer sur vous.

Le fils d’un chef d’entreprise écrasé par des intouchables – Il y a de cela trois jours, sur la grande voie de circulation de la rue 40, en plein jour, en face d’un commissariat et d’un peloton de gendarme, un élève, à la fleur de son âge s’est fait écrasé par une Toyota tout terrain aux vitres fumées, sans aucune immatriculation. Cet accident, après tout, de circulation, aurait été considéré comme les nombreux accidents devenus le lot quotidien des ndjamenois, si le conducteur en compagnie de deux autres passagers avait pris le soin de s’arrêter. Filant à toute vitesse, et après avoir cogné la moto de l’élève par derrière, il y est passé dessus. Le chauffeur a ralenti, baissé les vitres pour bien regarder la victime et a continué tranquillement son chemin. Ni les policiers, ni les gendarmes se trouvant à l’endroit des faits n’ont daigné arrêter le véhicule. Pour ceux qui les ont suivi à distance de peur d’être canardés, ils ont bien constaté qu’ils son bien rentrés dans le camp de la garde nationale et nomade. Ceux là également, continueront à vaguer normalement à leurs occupations comme s’ils avaient juste écrasé une mouche. Les parents de la victime n’ont que leurs yeux pour pleurer. A qui le prochain tour ?

Beremadji, Félix


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