Au Tchad, ce que l’on sait de la tentative de coup d’Etat manqué 6 rFI

Au Tchad, le gouvernement a affirmé mercredi 1er mai avoir déjoué une tentative de coup d’Etat. Selon les autorités, un certains nombre de personnes, des civils et des militaires, appartenant à un groupuscule qui œuvrait dans l’ombre depuis quatre mois au moins, ont été arrêtées. Parmi elles : le député de l’opposition Saleh Makki.

D’abord, il y a ce qui n’était qualifié dans l’après-midi que d’incident. Celui-ci serait intervenu aux environs de 17 heures à la caserne de Gassi, à la sortie sud de Ndjamena, dans cette ancienne briquetterie qui accueille une division de blindés de la garde présidentielle.

C’est là que, selon le gouvernement tchadien, une partie du groupuscule était réunie. D’autres soldats de la garde présidentielle sont intervenus et, de source militaire, on parle de trois morts et de plusieurs blessés… sans confirmation officielle pour le moment.

A 21 heures, quatre heures plus tard donc, le ministre de la Communication lit un communiqué à la télévision et radio nationale, annonçant le coup d’Etat déjoué. Une surprise pour tous les habitants de Ndjamena.

En effet, il n’y avait pas d’agitation particulière en ville, pas de char dans les rues, ni de renforcement de la sécurité devant le palais présidentiel. En réalité, tout le monde était devant la demi-finale de la Ligue des champions.

Quant au député d’opposition Saleh Makki, il n’a été arrêté qu’à 22h20, près dune heure et demi après la lecture du communiqué. Il était lui aussi en ville en train de regarder le match.

Des policiers ont investi la cour de sa maison, menant l’arrestation dans le calme. « On vient m’arrêter », a-t-il simplement dit à son épouse, qui n’a pas pu le voir depuis.

Il ne serait pas la seule personnalité arrêtée. On parle de généraux et d’autres députés. Mais il est encore trop tôt pour confirmer toutes ces informations.


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