Tentative de déstabilisation au Tchad : le cerveau présumé de l’affaire entendu par la justice – Rfi

Au Tchad, les auditions des suspects présumés d’une tentative de déstabilisation, que les autorités disent avoir déjouée le 1er mai dernier, ont commencé ce mardi 21 mai. C’est le cerveau présumé de cette affaire qui a été entendu le premier.

Moussa Mahamat Tao, tout de blanc vêtu, la tête couverte d’un chèche, est arrivé vers 9 heures ce mardi, en toute discrétion au bureau du juge. Le rendez-vous a été long. Plus de cinq heures pendant lesquelles le magistrat a essayé de le pousser à une explication de texte.

Les deux hommes ont passé en revue la plupart des documents saisis chez Moussa Mahamat Tao lors de son arrestation et, selon une source proche du dossier, il a accablé certains prévenus et dédouané d’autres.

« Je ne vous dirais pas qui », a ajouté la source au nom du secret de l’instruction. Mais le présumé cerveau de la tentative de déstabilisation du 1er mai a beaucoup parlé. Ce qui a permis au juge d’instruction d’établir le chronogramme des auditions.

En principe, ce mercredi, quatre prévenus seront auditionnés. Deux militaires et deux députés, indique la source, avant de préciser que deux autres députés ont rendez-vous jeudi  avec le juge. Ce qui devrait boucler les auditions si les prévenus ne sont pas très volubiles.

Pour la défense, ce Moussa Mahamat Tao n’est qu’un agitateur. « Nous attendons la phase des confrontations quand le présumé cerveau sera en face de nos clients. C’est à ce moment que l’on saura la vérité. »

 


Commentaires sur facebook

4 Commentaires

  1. Justin Kare

    Ce plaisantin de Tao a quel moyen pour convaincre les hommes qu’on a arrete’. Maintenant le peche’ est cnsomme’, Idriss Deby trouve un moyen noble de demander son ami et president de l’assemblee de faire semblant d’etre contre l’arrestation des depute’s et de s’associer aux autres parlementaire pour reclamer  la liberation des presume’s. On a vu cette technique lors de l’arrestation du feu Maldoum Bada…..

  2. Lhi Lefer

    Entre conspirateur présumé et celui qui accuse de conspiration le fossé n’est pas grand. A analyser cette affaire, je tire la conclusion que tous deux doivent se retrouver face à face pour conspiration contre le peuple. Deby doit dire la vérité à son peuple. Nous avons pardonné tout cela depuis plusieurs années donc, il n’ y a pas de raison qu’on le pardonne pour ce « coup de conspiration » fomenté qui n’a pas pu prendre. Un coup mal monté et manqué d’une vraie stratégie de communication que n’ont pas pu faire son Ministre de la communication et celui de la justice. ça laisse à désirer mais pardon! Relâchez les innocents et laissez tranquille les « presumés coupables » regagner leurs familles.

  3. Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Lefer. Et c’est meme à partir de là qu’on doit commencer. Qui est reellement Moussa Tao Mahamat pour avoir le « charisme » d’etre suivi facilement et naivement par des generaux et des grands politiciens de leurs rangs. Pour moi c’est clair, Moussa Tao Mahamat est un Agent du regime pour embourber les « indesirables ». C’est sa 2e mission apres celle d’avoir contribué au dementelement de la rebellion.

  4. Lhi Lefer

    Clement, les gens sont finalement relachés. Le regime bande les yeux. Mais il doit avoir honte ce régime dirigé par des farceurs de seconde classe. Les scènes de cirques sont mieux montées que ce prétendu complot. Mais finalement notre cher ministre de la justice apprendra à ses dépens que lui ne détiens pas les clés de la justice. Une marionnette sinon un gardien de prison qu’on lui demande d’ouvrir ou de fermer la géole. Pitié! Mon cher ministre, tu n’es pas éternel. Demande aux autres et ils te diront qu’avec ce Monsieur Déby, tu peux un jour te retrouver dans ton village de si je savais. j’espère que tu ne grinceras pas les dents. Au moins, le hameçon n’a pas pris et en toute franchise sinon en toute honte vous avez liberés des honnêtes gens qui certainement sont accusés à tort pour assouvir vos desseins de destabilisation dans le seul but d’attirer la compassion d’un peuple meurtri et sans justice.