Deby, un monarque qui se cherche.

Deby veut qu’on lui reconnaisse son autorité de monarque local : il veut prendre les habits d’un monarque local des temps précoloniaux, à la recherche d’une reconnaissance que les Bilia lui refusent ostensiblement : sous la protection vigilante de la garde rapprochée armée jusqu’aux dents, il sévit : il destitue les uns, nomme d’autres à leurs places. Il s’est avéré que certains  déclinent les nominations abusives, et le défient lui rappelant son passé et sa généalogie, alors ceux là reçoivent les foudres du chef : il les fait chicoter, les  attache contre les arbres ou les laisse  mains et pieds liés sous le soleil ardent du mois de juillet. Jusqu’à ce qu’ils demandent un pardon qui apparemment ne vient jamais. Certains personnes martyrisées auraient menacé le tyran local avec des armes blanches, mais vite maitrisées par la garde rapprochée.

Le vol de la cagnotte pillée du trésor public, par quelques éléments de la garde rapprochée ne facilite pas les rapports entre le monarque et ses sujets. L’arrestation des parents des voleurs et la confiscation de leur bétail passent mal auprès de la population qui ne voit pas du tout la responsabilité des parents. Les voleurs auraient abandonné le véhicule sur lequel était chargée la cagnotte près de la frontière du soudan  en le sabotant et disparurent dans la nature.

La zone est quadrillée, le réseau téléphonique est coupé dans toute la zone des pays Béris, à l’exception du puits d’Amdjeress, des fouilles systématiques qui servent souvent des prétextes pour dépouiller la population de tout ce qu’elle possède, ont lieu dans toute la région.

Loin des yeux de la presse locale, des Adh et de l’opinion internationale, le monarque local sévit, sévit et sévit !!

Correspondance particulière (Amdjeress)


Commentaires sur facebook

3 Commentaires

  1. cosciense66

    un dictateur ingnorant et capable seulment de tuer.

  2. Gérard

    Le monarque local sevit ou pas dans sa contrée est une affaire qui concerne les bilia qui ont fait de lui leur monarque. D’ailleurs ils sont entrain de récolter ce qu’ils ont semé. Les autres Tchadiens, tous désarmés et réduits au silence, ne seront d’aucuns secours et ne pourront empêher le monarque de sevir chez lui. Où étaient-ils ces Bilia quand le même monarque sevissait contre les autres Tchadiens à tour de rôle dans toutes les régions? A chacun son tour. G.K

  3. Abdraman

    Comme disait Gerard, ça c’est une affaire qui concerne les Bilia, et c’est a eux de chercher leurs complices. On sait qu’au Tchad il y a toujours des complicités entre les deux parties. Donc quant a moi si l’enquête n’est pas encore fini, il faut mieux de fouiller dans vos propres sac avant d’accuser le contre partie.