Tchad: Amani, la femme que Déby compte retrouver à Khartoum – Afrique Education

Idriss Déby Itno, dictateur tchadien, dont la mort a été annoncée à plusieurs reprises, dans le passé, du fait de maladies, de l’alcool, voire, du tabac, de rébellions ou de coups d’état, est toujours en vie. Par la grâce d’Allah ! En vie grâce à ses multiples séjours passés à l’Hôpital américain de Neuilly, serait-il en train de préparer ses arrières, à Khartoum, au cas où ça tournerait mal pour lui, à N’Djamena ? Une hypothèse loin d’être d’école. Notre confrère soudanais, Akhr Lahtha, signale l’achat d’une somptueuse résidence, « House Dubaï », officiellement, pour sa toute dernière épouse en date, la quinzième, selon notre décompte à Afrique Education. Cette quinzième Madame Déby Itno est née Amani Musa Hillal. A titre d’information, Hinda Déby Itno, qui est la quatorzième épouse et, semble-t-il, la plus intellectuelle de toutes, pour avoir obtenu un (petit) Bac + 2 au Maroc, avait facilement pris la place de première dame du Tchad, à la treizième épouse de Déby, Wazi Wazina Déby, juste parce qu’avec son niveau de terminale, elle ne faisait pas vraiment le poids. Pour faire l’OPA (Offre publique d’achat) sur l’homme (convoité), en l’occurrence, le président de la République du Tchad, le général d’armée (5 étoiles) Idriss Déby (qui n’était pas encore Itno), la belle Hinda manœuvra pour devenir d’abord, la secrétaire particulière du président de la République, avant de prendre le reste (de l’affaire). Pour la petite histoire, Hinda, elle-même, était au départ, la fiancée de Brahim Déby Itno, le fils aîné du dictateur, qui fut assassiné, à Courbevoie, à l’Ouest de Paris, le 2 juillet 2007, pendant que son père effectuait un déplacement au Ghana. Hinda aurait dû épouser celui qu’on appelait communément « le petit président » si son père n’avait pas fait cet « enlèvement » dans la pure tradition zaghawa. Hinda, très flattée de plaire au dictateur suprême du Tchad, n’hésita pas à lâcher le fiancé qui était destiné à devenir son distingué époux. Très fâché du comportement inqualifiable de son fils, la maman du président Déby, après le décès de son petit-fils (qui, pour noyer le souci d’avoir perdu sa Hinda, avait entretemps sombré dans l’alcool et la drogue), refusa d’adresser la parole à son fils (le président) pendant plusieurs mois. C’est l’attaque rebelle de février 2008 pendant laquelle Déby faillit perdre son pouvoir, qui changea le comportement de Maman Déby à l’endroit de son fils de président. Bref, l’histoire est longue et Afrique Education pourrait la conter, si nécessaire, dans un prochain numéro, si Déby continue de créer l’actualité dans le mauvais sens.

Jalouse comme il n’est pas permis car elle sait comment elle a atterri au palais rose, Hinda n’a pas apprécié que son époux, le président Idriss Déby Itno, prenne une autre femme après elle. N’ayant eu que ses yeux pour pleurer, elle aurait mis un véto à la présence de la quinzième épouse de Déby dans la capitale. C’est ainsi que Déby, après avoir payé une dot de… 12 milliards de f cfa (26 millions de dollars), pour obtenir la belle Amani Musa Hillal, n’a pas pu l’installer à N’Djamena. Cela durait depuis fin 2011, date de leur mariage.

En réalité, Idriss Déby Itno, dans un premier temps, aurait été répudié par cette jeune fille de 20 ans tout juste, après avoir qualifié Déby de « petit vieux » (le dictateur est officiellement né à Berdoba en 1952, soit un âge plus du double de celui de Mademoiselle Hillal). Le mariage se faisait sur son dos, à son insu, avec la bénédiction du président soudanais Omar El Béchir. Quand elle s’en est rendue compte, elle a avalé les comprimés pour se suicider. Heureusement pour elle, son heure n’avait pas encore sonné,les médecins de Khartoum ayant pu la sauver. Laissant le temps au temps, grâce entre autres à l’intermédiation de sa mère qui avait reçu, entre temps, en guise de cadeaux de mariage de sa fille, des valises pleines de bijoux en or et en diamant, Amani a appris à « aimer » son « petit vieux de mari » et non moins président-dictateur du Tchad, jusqu’à l’achat de la Villa « House Dubaï » où elle a accepté de résider finalement avec le double avantage d’être la quinzième épouse (même si Hinda s’accroche au titre honorifique de première dame) du dictateur tchadien, avec résidence, chez elle, à Khartoum. Cette propriété résidentielle est située, précisément, au quartier Kafour y, dans le département de Khartoum Bahri, où vit également toute la famille du président soudanais, le général El Béchir, l’homme qui a facilité ce mariage d’amour et d’intérêt, côté Déby Itno.Car Déby qui s’attend à des attaques prochaines des rébellions en provenance du Nord et de l’Est du Tchad, a voulu quelque peu blinder son alliance avec le président soudanais. En effet, sa quinzième épouse est la fille du célèbre chef djandjawid, Moussa Hillal, une milice arabe tristement célèbre qui officie aux ordres du pouvoir soudanais. Comme il sait que pour tomber, son pouvoir doit préalablement avoir été lâché par le pouvoir soudanais, Déby se démène (maintenant que les militaires français positionnés au Tchad ne lui porteraient plus main for te comme par le passé) pour retarder sa chute.


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