À une semaine du procès,le désarroi d’Éric Breteau – Le Figaro

Mal remis d’une grève de la faim, souffrant de «problèmes cardiaques», Éric Breteau demeure en proie à «une très forte révolte intérieure», selon son ex-femme.
«Ou je sors, ou la vie ne vaut pas le coup d’être vécue. »

Face à son ex-épouse venue lui rendre visite à la prison de Fresnes samedi, le président de L’Arche de Zoé, Éric Breteau, n’a pas cherché à cacher son désespoir. Le leader de l’association semble affaibli à une semaine de son procès le 14 janvier prochain devant le tribunal correctionnel de Créteil, qui doit statuer sur le sort des six humanitaires français et «transformer» juridiquement la peine dont ils ont écopé au Tchad. Mal remis d’une grève de la faim, souffrant de «problèmes cardiaques», Éric Breteau demeure en proie à «une très forte révolte intérieure», selon son ex-femme. «Il ne comprend pas qu’on ait laissé faire des dictateurs, souligne Agnès Breteau. Il pleure à chaque fois qu’il évoque les gosses parqués là-bas

Lors d’une récente rencontre au parloir, la figure la plus médiatique de L’Arche de Zoé a également «fait son testament par oral» à la mère de ses enfants. «Même si la peine de huit ans de travaux forcés se transforme en huit ans ferme, ou moins, il ne tiendra jamais, assure Agnès Breteau. Il refusera de vivre dans un monde pareil

Hier, Agnès Breteau et Christine Péligat, la femme du logisticien de l’association, ont rédigé un communiqué destiné à «remettre les pendules à l’heure». Inspiré de leurs derniers échanges avec Éric Breteau, ce document dénonce «la grande mascarade» tchadienne et le «procès bidon» qui fut réservé aux membres de L’Arche de Zoé. Aujourd’hui, les avocats des humanitaires français doivent se réunir afin d’affiner leur ligne de défense. Les magistrats français «peuvent-ils décemment décider d’enfermer des humanitaires qui ont […] prouvé leur innocence […] et démontré […] que leurs droits élémentaires tout comme le Code pénal n’avaient pas été respectés ?» défient déjà dans leur lettre Agnès Breteau et Christine Péligat.


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