Réaction du FPR suite à la decision de la CEEAC au sommet de N’djaména sur le desarmement en RCA.

Nous, combattants et militants du Front Panafricain Révolutionnaire(FPR) déplorons avec amertume la très grande passivité des chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) qui n’arrivent jamais à lever le doigt pour dénoncer les turpitudes d’Idriss Deby sur ses manœuvres diaboliques en République Centrafricaine.

Il n’est un secret pour personne que c’est lui Deby qui a recruté et équipé ces différents groups armés hors la loi qui sèment la désolation sur la population centrafricaine.

Les décisions qui sanctionnent le sommet de Ndjamena d’hier sont à notre regard, unilatérales imposés par Deby en personne répondant ainsi à son objectif d’ajouter de l’huile au feu qu’il a allumé lui-même pour totalement anéantir ce pays déjà en ruine.

Idriss Deby compte alimenter des tensions pouvant créer des  poches de résistance partout en RCA par les différents groups armés, fauteurs de troubles qui sont en ce moment gérés par les forces tchadiennes à Bangui; et ceci dans le but de pérenniser la crise.

Pour être réaliste, il est un devoir pour les Etats membres de la CEEAC de se joindre aux engagements du dernier sommet de l’Union Africaine(UA) au sujet de la Centrafrique en impliquant de surcroit les forces françaises déjà présents sur le terrain pour pouvoir rétablir l’ordre et la sécurité ; ensuite imposer le dialogue inclusif en RCA et au Tchad mais dans un premier temps exiger d’abord le départ immédiat des troupes tchadiennes qui sont en sureffectif à la Force Multinationale d’Afrique Centrale(FOMAC).

Par contre, comme il est d’habitude de l’armée tchadienne de chercher à prendre de l’avance sur toutes les autres composantes de la forces, il est impérieux de rappeler à tous les acteurs de la crise centrafricaine que, si par inadvertance un de nos éléments arrive à être attaquer dans nos bases respectives par les forces tchadiennes, nous n’exclurons pas de lancer des offensives contre celles-ci ou qu’elle se trouve, même contre celle qui aujourd’hui prend en otage les autorités de la transition à Bangui.

Fait à Djara, le 23 Octobre 2013.

Col Tatcho Ahmat.

Président du FPR.


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