Les résolutions de la réunion d’Amdjaress : Al-Béchir les met dans la poubelle et Deby en prend pour sa gueule !

Pendant plus d’une semaine, les organes officiels du régime islamiste de Khartoum avaient tambouriné pour donner un écho retentissant sur les bienfaits de cette réunion et ses conséquences dans la région dans un avenir très proche. Le Président al Béchir, comme à l’accoutumée en brandissant sa canne et en esquissant quelques pas de danse, avait péremptoirement déclaré la fin de l’opposition armée avant la fin de l’année.

Après un mois presque jour pour jour, on assiste à un effet de boomerang et à un revirement total du régime soudanais de tout ce qui a été concocté avec son vassal d’Amdjaress ! En effet, en ouvrant le forum sur les problèmes économiques du pays dans la grande salle de l’Immeuble de l’Amitié ce jour du 24 novembre 2013, le Président Al Béchir a pour la première fois et de manière officielle reconnu qu’il est impératif que son régime trouve une solution pacifique avec le Front Révolutionnaire Soudanais. Comment et pourquoi en est-on arrivé à cette situation ?

D’abord sur le plan strictement interne, la réunion d’Amdjaress a été très mal vécue différemment, par la communauté zaghawa d’une part et par la classe politique soudanaise y comprise les partisans d’al Béchir d’autre part. Pour la communauté zaghawa, cette intervention est doublement inadmissible, non pas seulement Deby se permet de s’ériger en chef incontesté des zaghawas de deux pays mais il se permet aussi d’envoyer ses troupes pour massacrer les mêmes zaghawas pour le compte du régime génocidaire. Pour l’opposition intérieure, le Président al Béchir a délégué ses pouvoirs régaliens à un Chef d’Etat d’un autre pays, fut-il un pays voisin, pour chercher à résoudre des problèmes internes du Soudan, dans ce cas la constitution devrait le déclarer inapte de poursuivre sa mission et à la limite, il devrait être poursuivi pour haute trahison.

Ensuite les activités grandiloquentes du Front Révolutionnaire Soudanais sur le plan militaire et diplomatique ont eu raison sur les phantasmes politiques des dirigeants soudanais. En effet, après avoir minimisé à travers ses organes officiels et officieux, la portée diplomatique de la tournée européenne  des responsables du FRS, le gouvernement soudanais vient de se rendre compte que la tournée a eu des résultats inespérés, aux dires mêmes des responsables du FRS. Ajouter à cela-le malheur ne venant jamais seul- les déconvenues catastrophiques de l’armée soudanaise soutenue par des mercenaires tchadiens face à la coalition des combattants du FSR. Pour la première de son histoire, le régime a montré ses propres blessés dans trois grands hôpitaux de la capitale. Ceci, selon les diplomates en poste, a pour but de mettre en exergue les méfaits de la guerre et forcer l’opinion aux négociations.  Selon plusieurs observateurs avertis, la tendance actuelle au niveau de l’Etat-Major du FRS est au nettoyage de la périphérie surtout au Kordofan et au Nil Bleu en attendant le retour de la délégation de l’Europe qui mettra à profit cette double victoire pour régler des problèmes agençant  à la gestion du Pays après la victoire. Après la mise en place d’une plateforme politique, la marche vers le centre serait inéluctable selon les mêmes observateurs.

Et enfin, comme on le constate du jour au jour, le Soudan est asphyxié sur le pal économique. Selon un reportage de la chaîne Aljazeera en date du 22 décembre 2013, la situation économico-alimentaire actuelle ressemble à tous points nommés à celle du tristement célèbre des années 70, ce qui avait conduit d’ailleurs au coup d’Etat islamiste en 1989. Pour étayer son argumentation, la chaîne avait montré des files d’attente devant des boulangeries et aux stations de carburant ; les citoyens mettent facilement 2 à 3 heures du temps pour se faire servir, et là encore il faudrait se lever très tôt !     L’Etat soudanais est en faillite virtuelle, n’eut été le concours de quelques pays amis, le dépôt des bilans ne serait qu’une question du temps. C’est dans ce climat de morosité économique et des défaites militaires que le Président soudanais a ouvert le forum économique à Khartoum. D’entrée de jeux les délégués n’ont pas raté de doigter sans détours la nomenklatura au pouvoir d’être le principal responsable de la situation que connaît le pays aujourd’hui. Caractérisée par une corruption et un népotisme  généralisés, frappée de surcroît d’une cécité politique sans égal,  la même nomenklatura avait concédé à la scission du Sud Soudan sans préjuger des éventuelles conséquences et sans prendre des mesures d’accompagnement. De ce fait à l’unisson, les délégués ont déclaré que la situation que vit aujourd’hui le pays n’est pas due aux problèmes économiques mais à des problèmes strictement politiques qui demandent des solutions immédiates sans quoi le pays risque de plonger dans les ténèbres sans lendemain.  Les avertissements des délégués qui sont en majorité constitués des militants de son parti ont été bien pris en compte par le Président soudanais qui s’est précipité pour tendre grandement et ouvertement les bras au FSR et d’enterrer au même moment la malheureuse escapade  d’Amdjeress.

Correspondance particulière
A Khartoum.


Commentaires sur facebook

4 Commentaires

  1. MOGOTAR

    Le culte musulman est interdit en Angola, une première au monde. Les autorités ont ainsi décidé de fermer les mosquées du pays, accusées de faire le lit de « l’islamisme », a-t-on appris par la presse angolaise. 

    « En ce qui concerne l’islam, dont le processus de légalisation n’a pas été approuvé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, leurs mosquées seront fermées jusqu’à nouvel ordre », a fait savoir la ministre de la Culture d’Angola dès le 19 novembre, dans son effort d’éradiquer « les sectes » du pays alors même que la liberté de culte est partie intégrante de la Constitution. 

    En octobre déjà, une mosquée de Luanda, la capitale, a été détruite. Le gouverneur de Luanda, Bento Sebastião Bento, avait alors déclaré que les musulmans « radicaux » ne sont pas les bienvenus en Angola et que le gouvernement ne légalisera aucun lieu de culte pour les musulmans. 

    L’Angola, qui compte quelque 20 millions de personnes, compte une petite minorité musulmane issue principalement des pays d’Afrique de l’Ouest. Le christianisme est la religion majoritaire des Angolais.

    • Nul n’est tenu à l’impossible, qu’ils prient dans leur maison; il n’ ya aucun problème c’est comme s’ils ont prié dans leur mosquée. Le Tout Puissant est omnipotent et omniprésent et lit dans les cœurs.

  2. Brahim Tahir

    Je suis bien d’accord avec mon frère Adoum, la région que Le Bon DIEU a agréée triomphera que les mécréants veuillent ou non.

  3. bonne priere freres musulmans angolais tu es partout