Les sœurs de Deby

Elles sont les plus actives et les plus omniprésentes. A l’exception de 3, toutes les autres sœurs, une dizaine, sont à N’Djamena ; elles sont tour à tour transitaires, démarcheuses, fournisseuses, etc. Une remarque très importante: chez les Deby tout le monde est commerçant sans exception, que ce soit les filles mariées ou non y compris celles d’Idris, ses ex-épouses, les plus petits garçons de la famille, etc. Les soeurs avaient d’abord fait main basse sur les douanes, en tant que transitaires, prenant de force la place des transitaires agréés par la CEMAC ou tout simplement les vrais transitaires étaient obligés de se mettre au service de celles-ci. En même temps qu’elles exercent les fonctions des transitaires, elles sont aussi des importatrices des biens de consommations et des constructions du Cameroun et du Nigeria. Bien évidemment elles ne payent ni droits des douanes ni autres taxes. Aujourd’hui, après avoir mis à terre les douanes, elles se sont transformées en femmes d’affaires où elles raflent tous les marchés publics. Les 23 régions sont octroyées à elles : un camp militaire par ci, une école par là, un hôpital un peu plus loin, etc. Généralement ce sont des infrastructures inutilisables et inadaptées et quelques non achevées que l’administration réceptionne sans broncher. Mais les sœurs seront payées intactes quelques fois avec des avenants fictifs. Elles sillonnent quotidiennement les Ministères, les Directions, les grandes entreprises publiques et privées à la recherche des marchés.

 

Les Douanes de Nguéli, les cimenteries de Baoré, les grands travaux présidentiels et le trésor public sont  les domaines exclusivement réservés aux sœurs et au   reste des Deby. Les Deby, en particulier la gente féminine, sont en même temps fournisseurs et distributeurs des départements ci-haut cités.

 

CFR