IDI : l’arnaqueur en chef

Les arnaqueurs de la RépubliqueDétournement  à la Kadhafi. Comme chacun le sait, selon les documents signés entre le Tchad, le Consortium et la Banque Mondiale, la part du Tchad des revenus pétroliers est gérée par la Citibank de Londres. La Citibank, après avoir effectué les différentes opérations de retrait, reverse à son tour le reliquat à la BEAC de Yaoundé et celle-ci le vire sur le compte du Trésor public logé à la BEAC N’Djamena. Ouf, quel long circuit !!

Les membres de la famille Deby – Hinda Trabelsi attendent devant le trésor public comme le font les mendiants à la prière du vendredi, avec leurs calebasses : les envoyés d’IDI (Daafm, l’aide de camp, le secrétaire particulier, le Dircab, ou le fils, etc.) et ceux de Madame (le TPG, le petit-frère, l’aide de camp, l’envoyé de la mère de la 1ère Dame, etc.) se partagent donc la manne. Cette façon de faire est devenue avec le temps la risée de l’homme de la rue, alors IDI décida de changer de méthodes : il fait un retrait direct à la source, la BEAC N’Djamena, dès que la manne tombe, en provenant de la BEAC Yaoundé. Et IDI de partager à qui de droit. Avec le temps les agents du Ministère des finances, les partenaires extérieurs ( la BM, FMI, et d’autres) ont commencé à s’apercevoir que l’argent est retiré directement de la BEAC  N’Djamena et que rien ne rentre au trésor public. Alors IDI passe à la vitesse supérieure, carrément à la Kadhafi !

Deby, qui a les mains longues avec tous les décideurs de la sous région ou même ailleurs, s’est arrangé avec les responsables de la BEAC Yaoundé à ouvrir un compte bancaire au nom du Tchad dans une banque primaire camerounaise, en complicité avec laquelle il effectue des retraits en espèces qu’il les fait convoyer à N’Djamena dans des conteneurs. Ainsi donc les fonds pétroliers, au lieu d’être logés au trésor public du Tchad, le sont dans des conteneurs soit au palais rose ou dans la maison d’une des sœurs ou dans des grottes d’Amdjeress.

A cette allure, le Pays sera purement et simplement en cessation des payements et selon les responsables de la BEAC N’Djamena, le solde du
compte courant de l’Etat ne dépasse les cents millions de FCFA !

 

CFR