Selon son entourage, l’énervement de Deby n’était pas du tout feint ce jour lĂ . Il Ă©tait dĂ©jĂ  au bout de ses nerfs avant la dite interview. La raison ? La rĂ©vĂ©lation par Tchadactuel la double casquette de son mĂ©decin personnel Ă  l’hĂ´pital amĂ©ricain de Neuilly : le Dr Michel Abiad est aussi Consultant rĂ©munĂ©rĂ© du Gouvernement tchadien. DĂ©cidĂ©ment ces french docteurs … on n’enseigne plus la dĂ©ontologie professionnelle dans les facs de mĂ©decine ou quoi ? Toujours est-il que, Deby ne faisait qu’engueuler tout le monde, traitant chacun d’un nom d’oiseau et faisait que rĂ©pĂ©ter « moi qui pensais avoir nettoyĂ© mon entourage des correspondants des rebelles, apparemment ils y sont toujours.» Joignant geste Ă  la parole, il renvoya un des portes mallettes, lui demandant de quitter l’hĂ´tel et de prendre un vol rĂ©gulier pour rentrer Ă  N’djamĂ©na.

Quant au Dr Abiad, non seulement il est nommĂ© Consultant (sans dĂ©cret et sans que le Gouvernement soit au courant), selon nos informations, mais il est aussi au centre d’un rĂ©seau des dĂ©tournements des fonds publics tchadiens. En effet, pour ses nombreux sĂ©jours Ă  l’hĂ´pital amĂ©ricain, Deby paye cash les factures prĂ©sentĂ©es par ce mĂŞme Dr Abiad. Selon des très malveillantes et nombreuses langues, les factures que le Dr prĂ©sente Ă  Deby Ă  l’hĂ´tel contre des mallettes bien bourrĂ©es, ne sont pas les vraies factures Ă©tablies par l’établissement ; ce sont des trucs concoctĂ©s par le Dr sur son ordinateur, oĂą les montants sont multipliĂ©s par X. Une fois en possession des mallettes, le Dr règle Ă  l’hĂ´pital la vraie facture, calme la curiositĂ© de certains de ses collègues au courant des activitĂ©s du Dr et le reliquat est partagĂ© Ă  parts Ă©gales avec le mĂ©decin tchadien de Deby. Finalement, c’est dans toutes les facs francophones de mĂ©decine qu’on enseigne plus la dĂ©ontologie !!

Selon les mĂŞmes sources, la surfacturation ne s’arrĂŞte pas seulement au niveau des factures de l’hĂ´pital mais sur tout ce qui concerne le suivi mĂ©dical de Deby : les mĂ©dicaments que le Dr transporte rĂ©gulièrement Ă  Ndjamena, ses titres de transports, son sĂ©jour Ă  Ndjamena, etc., tout est remboursĂ© cash et largement surfacturĂ©. VoilĂ  le Tchad est pauvre mais sait enrichir quand mĂŞme les autres…

Beremadji Félix
N’djaména, Tchad