Jeudi 11.03.2010: Depuis que son arabophobie a été étalée sur la place publique, Deby tente de se rattraper. Ces derniers temps, il essaie de s'adresser à ses interlocuteurs en arabe, mais il se plante toujours. Arrêtez de vous ridiculiser. Sûrement il y a une langue que vous maîtrisez mieux. Alors servez-vous en!        Deby hésiterait à publier le décret nommant Soubiane Directeur du Cabinet civil après les fuites dans la presse online. L'intéressé lui-même n'est pas très emballé depuis qu'il n'a pas été considéré dans le nouveau gouvernement de Deby        Mercredi 10.03.2010: Remaniement Ministériel: Pas de changement notable, Ahmat Hassaballah Soubiane au Cabinet civil de Deby, sans être membre du Gouvernement. Il sera sous les ordres du bambin Zakaria Deby        Vendredi 05.03.2010: Youssouf Saleh Abbas limogé!        Selon des sources concordantes les bagnards de Korotoro et du Bir Todi se seraient révoltés contre les conditions de vie inhumaines dans ces deux camps de détention. La protestation aurait été étouffée dans le sang        Mercredi 03.03.2010: Selon une personnalité proche de Deby, celui-ci fait durer le suspense sur le remaniement ministériel dans l'espoir de voir certains ralliés (qu'il déteste les voir au gouvernement) se décourager et regagner l'exil ou de nouveau le maquis        Mardi 02.03.2010: Un second scandale financier en cours d'étouffement: Le DG de SATOM remet en espèces 250 millions au DG des routes du Ministère des Infrastructures. Pour étouffer l'affaire, le tandem Younousmi/DG SATOM paie 2 milliards F CFA. A qui?        Dimanche 21.02.2010: Au moment de la signature d'un protocole d'accord entre Khartoum et le MJE, de très violents combats ont lieu à Djebel Moun où les éléments du MJE viennent d'être délogés hier samedi après-midi. Des renforts en minutions et carburant envoyés par Deby ont été interceptés par les forces gouvernementales soudanaises        Samedi 20.02.2010: Deby réunit sa petite famille au domicile de la première épouse du feu Ibrahim Mahamat Itno, et lui pose la question: "tout le monde (soudanais, français, américains, etc.) me presse de faire la paix avec les rebelles. Que dois-je faire?" Après un débat approfondi, la réponse est: "il faut négocier avec les rebelles. Une fois au bercail, tu sais ce qu'il faut faire avec eux."        Vendredi 19.02.2010: Deux colonnes entières du MJE ont été transformées en GR (Groupement Rapproché rattaché à la présidence). Pour quels objectifs? A suivre        Jeudi 18.02.2010: Après l'arrestation des trois membres du Gouvernement, les langues se délient. Dr Djaïbé, ex-SGP et actuel Ministre de la santé et un des médecins traitants de Deby, aurait échappé à l'arrestation parce qu'il a fait comprendre à son chef qu'il sait un peu sur ce qui s'est passé avec Ibni        Mercredi 17.02.2010: Haroun Kabadi a été lavé de tout soupçon et de toute poursuite, c.à.d. l'affaire du Ministère de l'Education nationale n'a jamais existé c'est une mise en scène de Deby pour humilier publiquement ses collaborateurs et surtout empêcher Kabadi de briguer le SG du MPS. Sur le fond, Mahamat Zene Bada bénéficiera des mêmes égards que Kabadi mais la forme différera       
Tchadactuel

lundi 13 novembre 2006

Les conditions objectives d'une chute - N’DJAMENA BI-HEBDO N°991 du 9 au 12 novembre 2006

Une fois de plus, le sort du pouvoir à N'Djaména va se jouer à Tripoli. Alors que le commun des Tchadiens attend la publication d'un bilan sur les derniers affronte­ments entre les rebelles et les forces gouvernementales à l'est du pays, l'on apprend que Idriss Déby Itno effectue un déplacement à Tripoli. Certes, IDI nous a habitués à des déplacements en Jahamaryia, mais cela remonte au temps où le Tchad était essentiellement dépendant de ressources peu conventionnelles.

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Détournement à la Ceni: Le scandale de l'année - N’DJAMENA BI-HEBDO N°991 du 9 au 12 novembre 2006

Ahmat Bachir Outre le détournement de 130 millions de la Ceni, Mariam Attahir comparaîtra devant le tribunal pour tentative de corruption sur les agents de l'Ans avec 10 millions de F CFA.

Le détournement des 130 mil­lions sur les fonds alloués à la Ceni pour l'organisation de l'élection présidentielle de 2006 est le scan­dale de l'année parce qu'il éclabousse trois responsables de cette institu­tion et un agent de la Sgtb, la banque où les cinq milliards pour l'organisa­tion des élections avaient été logés. Il s'agit du président de la Ceni, de la trésorière et du comptable.

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Situation militaire au Tchad : Kebzabo accuse le gouvernement - N’DJAMENA BI-HEBDO N°991 du 9 au 12 novembre 2006

Saleh Kebzabo Le 6 novembre 2006, l'Undr a organisé, au domicile de son président une conférence de presse sur les questions d'actualité. Saleh Kebzabo a donné une place de choix à la situation militaire que connaît le pays.

"Notre position vis-à-vis de la rébellion ne souf­fre d'aucune ambiguïté. L'Undr a toujours condamné la prise du pouvoir par les armes. Ce n’est pas parce que nous di­sons comprendre ceux qui ont pris les armes que nous les soutenons. C'est parce que les gens étouffent dans ce pays. Il n’ y a aucune petite fenêtre qui puisse aérer quoi que ce soit", a indiqué le président de l'Undr Saleh Kebzabo. Ceci étant l'Undr refuse de condamner systématiquement les rebel­les mêmes si, indique son pré­sident son parti désapprouve certaines de leurs pratiques.

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Editorial : Tchad : La tombe des projets - Le Temps N°498 du 8 au 14 novembre 2006

Du Développement Humain Durable, concept inspiré d'un ensemble de réflexions menées par la com­munauté internationale sur les échecs et les conditions de réussite en matière de développement, du concept déve­loppé par des grandes institutions internationales permettant à cha­que être humain d'exploiter et d'accroître son potentiel dans tous les domaines, de disposer d'un revenu décent, de devenir un agent actif de son développement bref des résolutions de la conférence de Rio de Janeiro de 1992, qui préconise que le développement ne doit pas être seulement humain mais aussi durable dans le sens où les générations futures doivent pouvoir disposer aussi d'un potentiel de développement comme les générations actuel­les, ni les résolutions des travaux de la conférence internationale sur la population et le développement du Caire en 1994, ni ceux de développement social tenu à Copenhague en 1996 n'ont connu de succès au Tchad. De toutes ces rencontres internationales qui ont jeté les bases des solutions de développement durables, le Tchad a brillé par sa mauvaise gestion. Il a été l'un des mauvais élèves parmi tous les pays qui ont pris part et adopté les résolu­tions de ces différentes rencontres. La table ronde de Genève qui a fait tant de vague en 1998 et qui a fait rêver plus d'un Tchadien n'est finalement qu'un bluff.

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Le Tchad a aussi ses Djandjawids - Le Temps N°498 du 8 au 14 novembre 2006

Incroyable mais vrai, Ă  l'exemple des Djandjawids soudanais qui s'attaquent aux populations non arabes du Darfour, les arabes tchadiens prennent pour cible les tribus non Arabes Ă  l'est du Tchad. RĂ©sultats : des personnes dĂ©placĂ©es et terrorisĂ©es, des champs et des rĂ©coltes abandonnĂ©s. Les Arabes tchadiens miment ceux du Darfour et mettent Ă  mal une cohĂ©sion lĂ©gen­daire avec les populations non arabes sĂ©dentaires. Ces rĂ©vĂ©lations ont Ă©tĂ© faites dans un article sous la plume de la journaliste Lydia Polgreen du cĂ©lèbre journal amĂ©ricain, The New York Times dans sa parution du 31 octobre 2006.

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Pourquoi IDI est indéboulonnable! - Le Temps N° 498 du 8 au 14 novembre 2006

Aujourd'hui, il apparaît clairement qu'avec les dernières démonstrations de force des rebelles, le pouvoir est prenable au bord du Chari. Mais attention la guerre n'a jamais été une science exacte où, à coup de théorèmes et autres savantes formules, on peut s'en tirer à bon compte. Dans une guerre, c'est le plus malin qui gagne. Et sur ce point, IDI semble avoir pris plusieurs longueurs d'avance sur ses adversaires empêtrées dans de querelles de leadership puériles.

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L'effet boomerang de la guerre - L’Observateur N° 397 du 8 novembre 2006

Après le choc sanglant de Hadjer Méram du 29 octobre dernier, apparemment le calme serait revenu sur les fronts des opérations militaires. Cette trêve toute relative n'augure pourtant rien de bon, car sur le plan stra­tégique et politique la partie gouvernementale aussi bien que les rebelles persistent dans leur logique de guer­re. Durant cette accalmie aucune des parties n'a daigné parler de paix moins encore de dialogue. Que nous réserve donc demain? C'est la question qui angoisse les paisibles citoyens.

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Mairie de N'Djaména: Adoudou s'enfonce - L’Observateur N° 397 du 8 novembre 2006

Suite à notre enquête sur la gestion de plusieurs maires de la ville de N'Djaména, le maire actuel, Adoudou Adil Artine a estimé nécessaire d'apporter un certain nomb­re d'éclairages à l'opinion nationale, lors d'un point de presse organisé le 1er novembre dernier. Tout en saluant cette initiative louable, nous avons toutefois rele­vé que le maire a enfoncé le clou plus qu'il n'a justifié son action. Prenant au mot le maire qui demande d'être critiqué, il sera servi.

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L'Est du Tchad n'est pas sécurisé - Notre Temps N° 276 du 7 au 13 novembre 2006

La mission du 27 au 29 décembre dernier ayant conduit sur le théâtre des combats de Goz Beida et d'Am Timan les officiels gouvernementaux et les journalistes a permis de mieux comprendre, après recoupement, un certain nombre d'éléments sur la situation qui prévaut dans la partie orientale du pays. Mais surtout sur le fait que l'Armée nationale tchadienne semble inopérante sur le terrain.

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Haro sur la presse! - N’DJAMENA BI-HEBDO N°991 du 6 au 8 novembre 2006

La charge contre un de nos confrères du journal Notre Temps n'a pas encore connu son dénouement qu'un autre acharnement contre la presse se produit le 2 novembre dernier à N'Djaména. Un confrère du quoti­dien Le Progrès, en compagnie de deux consoeurs de la presse internationale ont été la cible favorite des poli­ciers. Si Evariste Ngaralbaye de Notre Temps a purgé des jours une détention dans les locaux de la gendarme­rie, accusé par les services spéciaux de cette institution de les avoir égratignés, par rapport au recrutement des enfants soldats et de la formation à tour des bras des gendarmes dont l'effet escompté est difficilement quan­tifiable, nos deux consoeurs, correspondantes des médias internationaux et le confrère du Progrès, eux, ont passé des mauvais quarts d'heure dans les bureaux de la direction générale de la police nationale. Depuis un certain temps, l'espace de la liberté de la presse se rétrécit comme une peau de chagrin chez nous.

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lundi 6 novembre 2006

La situation se dégrade à l'Est - N’DJAMENA BI-HEBDO N° 989 du 02 au 05 novembre 2006

Les dernières prises des villes de Goz-Béida ou d’Am Timan d'où les rebelles se sont retirés d'eux-mêmes et l'accro­chage récent de Saraf Borgou au cours duquel l'adjoint du chef d'Etat major général des armées, le général Moussa Sougui Awaré a trouvé la mort le prouvent à suffisance que la fin du conflit de l’Est n'est pas pour demain.

Ainsi, le tapage médiatique enclenché la semaine dernière par le gouvernement, après le retrait des rebelles de ces deux villes allègrement occupées, en conduisant les journalistes sur les cendres des théâtres, pour montrer à l'opinion une maîtrise de la situation ne convainc personne. Cette campagne média­tique cache beaucoup plus la réalité sur le terrain qu'elle ne la démontre objectivement.

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Le Tchad des rebelles - N’DJAMENA BI-HEBDO N° 989 du 02 au 05 novembre 2006

Les rebelles de l'Ufdd ont attaqué les localités de Goz Béïda et d'Am Timan parce qu'elles sont sans protection militaire. Actuellement, les populations de ces localités vivent dans la peur se sachant abandonnées.

Après toutes les attaques des rebelles à l'est du pays, voire à N'Djaména le 13 avril 2006, les Tchadiens sont sûrs d'une chose: le pays est sans défense. Par conséquent, il peut être frappé de n'importe quel côté, et à tout moment, par des "bandits" ou des "mercenai­res". Nos gouvernants, au lieu de prendre des dispositions pour assurer la sécurité des populations, utilisent cela comme un argument pour ex­pliquer leur défaite devant les rebelles.

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Un journaliste poursuivi pour une information vraie - N’DJAMENA BI-HEBDO N° 989 du 02 au 05 novembre 2006

Evariste Ngaralbaye, journaliste à l'hebdomadaire Notre Temps, arrêté par des gendarmes le 27 octobre dernier et détenu pendant quatre jours à la Section nationale de recherches judiciaires (Snrj) suite à la publication d'un article sur le conflit de l'Est, se présentera aujourd'hui devant le procureur de la République.

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Interview du Ministre des Affaires Etrangères Ahmat Allam-Mi - N’DJAMENA BI-HEBDO N° 989 du 02 au 05 novembre 2006

"Nous nous contentons des réconciliations de façade, sans régler à fond les conflits", déclare le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Allam-Mi, à propos du conflit Tchad/Soudan.

Va-t-on une fois de plus vers une rupture des relations di­plomatiques entre le Tchad et le Soudan?

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Piégés dans le leurre de l'eldorado : Des Bangladais s'étouffent au Repos III - Le Progres N°2078 du 2 novembre 2006

Bengalais Depuis plus de cinq mois, une cin­quantaine de personnes partage deux chambres d'à peine trois mètres sur quatre, au quartier Repos III, à N'Djaména. Ce ne sont pas des prisonniers, mais des travailleurs bangladais, attirés au Tchad par un réseau. A la vue du reporter du PROGRES, ils s'écrient, «BBC !». Ces gens semblent fonder tout leur espoir sur les médias pour sortir de leur bourbier. «Dites à notre ambassa­de qui se trouve, soit à Tripoli, soit ailleurs ou à toute autre bonne volonté de nous venir en aide. Nous n'avons rien à manger. Nous sommes entassés comme des sardines dans ces deux chambres depuis des mois...» Dans un arabe avec un fort accent anglais, Muhamad Rahul Amine résume la situation de ses frères. A peine finit-il sa phrase, une litanie de doléances sort de la cinquantai­ne de bouches. Il faut encore l'intervention énergique de Ruhul pour que le calme s'instal­le et que l'histoire se conte. Les misères de ses «petits hommes jaunes» s'égrènent aux bouts des phrases.

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