Au Qatar les négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles ont subitement été interrompues, après que ces derniers exigent des quotas calqués par Idriss Deby, et les autorités soudanaises on jugé indécents, malheureusement chacun est resté dans ses positions. Nous avons l'impression que la rébellion du Darfour a pour principal conseillé Idriss Deby et son entourage, qui les utilisent comme des boucliers humains ou des gardes fous contre l’incursion des mouvements d’opposition armée tchadiens qui menacent régulièrement de renverser le régime en place.

Il faut rappeler que cette rébellion du Darfour est entretenue et soutenue par Deby grâce à l’argent du contribuable tchadien mais toujours est-Il que sans aucun résultat.



Qui mieux que les Tchadiens eux-mĂŞmes pourrait comprendre les problèmes de leur pays et le calvaire dans lequel ils vivent ?



La situation politique au Tchad est une descente aux enfers. Jamais de mémoire de Tchadiens notre pays n’a connu une pareille misère. Le pays a régressé sous la férule du dictateur-Président Deby dont les seules préoccupations demeurent le pillage des ressources nationales, par l’achat des armes avec les revenus du pétrole afin d’exterminer le peuple insurgé et agresser les pays frères et voisins.

Ce pillage exponentiel de l’Etat a pour conséquence l’occupation de la première place par le Tchad dans tous les classements internationaux des délits et indices de misère: corruption et détournements massifs des deniers publics par la classe dirigeante.

Comment un PrĂ©sident normalement Ă©quilibrĂ© pourrait-il se rĂ©jouir de la palme d’or que dĂ©tient son pays pour tous les vices, dĂ©lits et misère humains ? Ce dictateur a gardĂ© toutes les clĂ©s et a fait du Tchad une prison Ă  ciel ouvert. Pire encore, il continue Ă  sacrifier les agneaux serviles en les jetant en tĂ´le. On peut prendre les cas de l’ancien Maire de NdjamĂ©na, celui du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ă  la PrĂ©sidence et la liste est longue. Par contre d’autres sont exemptĂ©s des poursuites du fait qu’ils dĂ©tiennent un certains nombres de secrets d’Etat qui nuiraient le rĂ©gime alors qu’il n’épargnĂ© des critiques.

Par ailleurs, du côté de la rébellion de l’est du Tchad, la situation au sein n’est guère excellent comme en témoignent les interviews réalisées par la Télèweb de Tchadanthropus où certains leaders avouent péniblement les difficultés qu’ils rencontrent sans vouloir aborder les points de blocages qui minent réellement la coalition UFR. Personne ne sait objectivement si c’est de l’hypocrisie ou bien un manque de volonté politique de leurs part.

Ainsi, nous pensons que les frictions et autres tensions permanentes au sein des Forces de la résistance sont la négation de la soif de libération de notre Peuple car elles consolident le pouvoir du Président Deby.

Ces querelles ne sont ni idéologiques, ni programmatiques, ni confessionnelles mais sont malheureusement liées à des problèmes de personnes et de tribalisme et du coup nous sommes devenus les otages de ces hommes là.

Il y a certainement des personnes dont ces tensions assurent l’existence par conséquent elles continuent d’entretenir ce drame.

Il est indĂ©niable que certains Leaders se surestiment par rapport Ă  d’autres avec en filigrane l’appartenance tribale. Aucun Tchadien de quelle que rĂ©gion que se soit n’a pas le droit de s’estimer supĂ©rieur Ă  ceux d’autres rĂ©gions par consĂ©quent « l’élu divin » qui devrait dominer les « sous-hommes » et demeurer le Leader. L’absence de la notion de dĂ©fense d’intĂ©rĂŞts nationaux est substituĂ©e par celle du clan ou par extension Ă  celle du village.

Tant que persistera cette mentalité tribale, confessionnelle et archaïque dans notre pays, tant que persistera cette guerre de leadership dont font montre les dirigeants des Forces de résistance, notre pays finira par exploser à l’instar de la somalie. La somalisation serait donc la somme des conséquences néfastes de cette guerre fratricide.

Je profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel sans arrière pensĂ©e Ă  tout les frères de l’est d’œuvrer dans le sens de l’unitĂ© de tous les mouvements politico-militaires pour qu’ils organisent un congrès en territoire libĂ©rĂ© afin d’élire dĂ©mocratiquement un bureau politique dont cette expression de : « l’homme qu’il faut Ă  la place qu’il faut », pour Ă©viter toute ambigĂĽitĂ© en suite l’UnitĂ© d’opĂ©rations militaires sous un commandement d’Etat major unique serait la solution idĂ©ale pour vaincre l’armĂ©e gouvernementale et ses milices du MJE.

Cependant, hélas, certaines frictions et autres animosités futiles susmentionnées entre les Leaders des Mouvements politico-militaires, empêchent provisoirement la création d’une telle structure.

Nous demeurons néanmoins confiants car malgré nos divergences, nous sommes unanimes de mettre hors d’état de nuire ce régime car dans le cas échéant, c’est bien l’armée gouvernementale qui aura raison de nous par l’usure et l’extermination des populations par ce même régime.

Abdelmanane Khatab