Les passagers d’un bus sont dépouillés de leurs biens: Des Zaraguina attaquent des voyageurs à Goré – Le Progrès N° 1958 du 11 mai 2006

Une bande de six coupeurs de routes, appelés communément «Zaraguina», dans le Sud du pays, ont agressé un bus de marque Hiace, le samedi 26 avril 2006, dans la mi-journée entre les villes de Donia et Goré (non loin du village de Kagpal), région du Logone oriental. Les treize passagers du bus (huit femmes et cinq hommes) ont été passés à tabac, puis dépouillés de leurs biens.

Parmi les occupants du véhicule se trouve le lieutenant Faustin Meko Wilfrieed, qui se rendait à Goré, suite au décès de son oncle. Il a été dépossédé de 350 000 Fcfa, d’un téléphone portable de marque GPRS, des montres et postes radios, le tout estimé à plus d’1 million Fcfa. Ce sont deux hommes en armes de guerre et tenues militaires qui ont barré le passage et obligé le chauffeur à s’arrêter, témoigne le lieutenant Faustin Meko Wilfrieed. Les militaires menacent de tirer si le chauffeur continue son trajet, dit-il. Le chauffeur s’arrête et quatre autres coupeurs de routes sortent des buissons.

Un coupeur de routes menace de tuer…

Trois coupeurs de routes possèdent des armes de guerre, deux autres sont armés de couteaux et la sixième personne s’occupe de ramasser les biens des passagers. Un coupeur de routes menace de tuer les passagers s’ils ne remettent pas tout leur argent avec leurs biens. Il se sert d’un morceau de bois pour bastonner tous ceux qui ne s’exécutent pas. D’après le lieutenant, après ce forfait, les mêmes coupeurs de routes attaquent quatre autres véhicules dans le même endroit. Le préfet de Goré ordonne une patrouille sur le lieu, mais l’équipe revient sans retrouver les Zaraguina. Un douanier en service à Moundou, Gilbert Déoulemgoto, et un agent contrôleur du Bureau National de Fret (BNF), Mathieu Djénaïssem, affecté nouvellement à Goré et qui se rendait à son poste de travail, sont également victimes de cette agression. Les agresseurs s’exprimeraient en arabe mi-local et mi-littéraire. D’après le lieutenant Faustin Meko Wilfrieed, il est revenu à N’Djamena grâce a l’appui financier du préfet de Moundou et du commandant de la région militaire du Logone occidental. Le lieutenant Faustin Meko Wilfreed trouve inhumain que des personnes qui se disent croyants dépouillent leurs prochains de leurs biens et les tabassent.

Evariste Romnelem
Le Progrès N° 1958 du 11 mai 2006


Commentaires sur facebook