M. Jan Egeland insiste: «Il faut la paix dans la région afin d’assurer une stabilité au Tchad» – Le Progrès N° 1959 du 12 mai 2006

eg La visite du secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies (ONU) aux Affaires Humanitaires, M. Jan Egeland, au Soudan et à l’Est du Tchad, a pris fin hier, jeudi 11 mai 2006. Juste avant son départ du Tchad, M. Jan Egeland a rencontré le président de la République Idriss Déby Itno et présenté un point de presse à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména. M. Jan Egeland déclare que, la situation au Darfour (au Soudan) et à l’Est du Tchad est caractérisée par une insécurité grandissante. Les travailleurs humanitaires sont, le plus souvent, agressés.

Ils sont victimes de vol de leurs véhicules de la part des rebelles tchadiens. Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires Humanitaires rapporte que, ces rebelles recrutent aussi des enfants et des hommes valides parmi les réfugiés. Des actes, relève Jan Egeland, qui sont contre le droit humanitaire international. «Les attaques, les viols, le vol et l’agression des travailleurs humanitaires ainsi que la persécution des réfugiés sont des actes impardonnables. A mon retour, je ferai un rapport au secrétaire général de l’ONU pour que les efforts envers le Darfour soient doublés. Il faut la paix dans cette région afin d’assurer une stabilité au Tchad et toute la sous-région », affirme le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires Humanitaires.

M. Jan Egeland informe aussi qu’il a demandé au président de la République, M. Idriss Déby Itno, d’intervenir auprès des belligérants du Darfour, qui n’ont pas signé l’accord d’Abuja, de revenir à la raison, pour parapher eux aussi, l’accord de paix. Il estime que cet accord est une grande chance pour le retour à la paix au Darfour ainsi qu’à l’Est du Tchad. Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires Humanitaires constate qu’en matière de sécurité, le Tchad fait mieux d’efforts. Il reste, selon lui, au Soudan aussi de faire autant pour qu’une paix définitive embrasse la région. «J’ai discuté avec le président tchadien sur les opérations humanitaires et la sécurité des agents humanitaires, qui font l’objet d’attaques et d’actes de violence. Je lui ai demandé de faire tout, d’examiner la situation et de ramener la sécurité», indiqûe M. Jan Egeland. Pour lui, l’envoi des casques bleus de l’ONU au Darfour est une option de solution à la crise de la région qu’il mentionnera dans son rapport pour le secrétariat général de l’ONU. D’après lui, c’est au conseil de sécurité de l’ONU d’étudier cette question d’envoi des casques bleus dans la région.

Adam Hassane Deyé
Le Progrès N° 1959 du 12 mai 2006


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