Que cherche la France au Tchad ?

Le parlement français a, par la loi du 9 novembre 1976, ratifié l’accord de coopération militaire technique signée à N’Djaména entre la France et le Tchad, les 6 mars et 19 juin 1976. Cet accord signé du côté français par le Premier Ministre d’alors, SEM Jacques Chirac, dispose clairement et sans équivoque que :

Que cherche la France au Tchad ?
Le parlement français a, par la loi du 9 novembre 1976, ratifié l’accord de coopération militaire technique signée à N’Djaména entre la France et le Tchad, les 6 mars et 19 juin 1976. Cet accord signé du côté français par le Premier Ministre d’alors, SEM Jacques Chirac, dispose clairement et sans équivoque que :

Article 1 : A la demande du Gouvernement de la République du Tchad, le Gouvernement de la République Française apporte, dans la limite de ses possibilités, le concours en personnels militaires français qui lui sont nécessaires pour l’organisation et l’instruction des forces armées du Tchad. Ces personnels sont mis pour emploi à la disposition du haut commandement des forces armées Tchadiennes.

Article 4 : Les personnels militaires français servent dans les forces armées tchadiennes avec leurs grades. Ils revêtent l’uniforme tchadien ou la tenue civile suivant les instructions de l’autorité militaire tchadienne. Ils sont tenus de se conformer aux règlements en vigueur dans les forces armées tchadiennes (…). Ils ne peuvent en aucun cas participer directement à l’exécution d’opérations de guerre ni de maintien ou de rétablissement de l’ordre de la légalité…».

Mais, en dépit de la limpidité et de la clarté de cet accord, la France continue de violer allègrement son engagement en participant « directement à l’exécution d’opération de guerre… » avec ses militaires et ses avions stationnés sur place au Tchad. Elle ordonne, d’informer, de transporter et survoler les positions des forces de la résistance nationale. En effet depuis toujours, la France, au lieu de panser et aider les tchadiens à asseoir la démocratie, continue de renforcer un régime qui brime son peuple et s’immisce dans son problème intérieur

Nous dénonçons avec force cette façon de faire. La France, berceau des Droits de l’Homme, de la démocratie par excellence citée en exemple ne doit pas renier ses signatures comme c’est présentement le cas.

«A tous ceux qui, dans le monde, croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie, de l’humanisme. A tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, le devoir de la France sera d’être à leurs côtés.

C’est grâce à l’unique soutien de l’armée française qu’Idriss Déby continue à garder son pouvoir au détriment du peuple du Tchad. La politique du fait accompli que la France impose au peuple tchadien à travers ses laquais doit prendre fin.

Sachant avec certitude que le régime d’Idriss Déby ne respectera aucun accord, l’armée française établi au Tchad survole les positions des forces de la résistance et informe en temps réel l’armée clanique d’Idriss Déby. Ces actes plus que belliqueux et partisans ne sont énuméré dans aucun passage des textes qui régissent l’accord de coopération militaire avec le Tchad, mais exprime une position à garantir l’échéance vie d’un dictateur fini et stérile pour le Tchad.

L’implication de la France au régime de Déby réside aussi dans sa volonté à constituer le noyau de pilotage de la force européenne qui va s’établir au tchad. Ses agissements actuels démontrent avec intelligence son désir de pérenniser ce pouvoir que tout le peuple tchadien rejette.

La marche des forces du changement est inéluctable, la France doit choisir de soutenir la voix des peuples que la tyrannie, les principes de la démocratie que la dictature.

MAHAMAT ASSILECK HALATA


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