Marc Garmirian : "ce n’était pas mon rôle d’intervenir" – Tf1

Le journaliste de l’agence Capa revient sur son reportage sur l’équipe de l’Arche de Zoé et les motivations de l’équipe d’Eric Breteau.

Le journaliste de l’agence Capa, Marc Garmirian, qui tournait un reportage accablant (voir le reportage) sur l’association l’Arche de Zoé, souligne des conditions de détentions difficiles, bien qu »au-dessus des standards locaux », et la difficulté pour l’équipe, encore détenue à N’Djamena, de « rester soudée » à l’avenir bien que « tous restent solidaires les uns des autres ».

Pour le journaliste, relâché dimanche soir, l’équipe d’Eric Breteau a fait preuve d’un « amateurisme dramatique » au niveau des recherches d’informations concernant les enfants . Les membres de l’ONG se seraient laissés surprendre une fois sur le terrain par « des difficultés de logistique, mais aussi de communication », dont des problèmes de traduction avec leurs interlocuteurs locaux.

Marc Garmirian suivait l’association depuis une semaine lorsqu’il a été arrêté avec l’ensemble de l’équipe. Dans un documentaire diffusé dimanche soir, on peut entendre le journaliste interroger les membres de l’Arche de Zoé sur l’exactitude des informations sur les enfants dont ils disposaient, sans faire part de ses doutes.

De retour en France, le journaliste explique qu’il s’est assez vite rendu compte des « problèmes dans les méthodes de travail » de l’association, mais qu’en aucun cas il n’a voulu intervenir dans cette opération. « Même si cela n’a pas toujours été facile, je ne suis jamais sorti de mon rôle d’observateur; ce n’était pas mon rôle d’intervenir », a t-il précisé.

Encore marqué par sa détention, le journaliste a accepté de répondre aux questions de Christophe Pallée.



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