Réunion des experts militaires de l’UE sur le déploiement de l’EUFOR au Tchad – Ap

Les experts militaires de l’Union européenne se sont réunis mercredi à Bruxelles pour tenter de réunir les moyens aériens et autres équipements cruciaux nécessaires au déploiement de la force européenne d’environ 3.700 hommes qui doit sécuriser les camps de réfugiés du Darfour au Tchad et en Centrafrique.

Le problème principal est le manque d’hélicoptères et avions militaires, sans lesquels le commandement estime que le déploiement de l’EUFOR Tchad-RCA ne pourra pas être démarrer ses opérations comme prévu le mois prochain. D’après des sources européennes, de nouvelles discussions entre les Etats-membres de l’UE vont probablement être nécessaires avant que tous les problèmes soient réglés.

Ces derniers jours, quelques progrès ont toutefois été réalisés. L’Espagne a annoncé lundi une contribution de deux avions de transport militaire et la Pologne a proposé d’augmenter son contingent pour atteindre 350 hommes.

Le gouvernement irlandais a approuvé mardi l’envoi d’un contingent de 400 soldats, mais le ministre de la Défense Willie O’Dea a averti que la mission ne pourrait démarrer si les autres pays ne fournissent pas des moyens aériens.

Les militaires ont déjà fait savoir qu’ils disposaient d’effectifs humains suffisants, mais qu’ils avaient besoin d’unités logistiques et médicales et surtout de moyens aériens. Depuis plusieurs semaines, l’Union européenne tente de réunir les hélicoptères nécessaires pour permettre aux soldats européens de se déplacer rapidement dans la vaste région frontalière, où ont afflué des milliers de réfugiés de la région soudanaise du Darfour.

Le déploiement de la force hybride Nations unies-Union africaine au Darfour même se heurte à des problèmes similaires. La force de paix est censée se déployer d’ici la fin de l’année au Darfour où quatre années de combats entre rebelles et milices supposées soutenues par Khartoum ont fait 200.000 morts et 2,5 millions de déplacés.

L’EUFOR Tchad-RCA doit compter 3.700 hommes qui seront déployés dans les régions frontalières de l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, avec une force de réserve de 600 hommes basée en Europe. La France doit fournir la moitié environ du contingent. Le général irlandais Patrick Nash a été désigné comme commandant de l’opération et le général français Jean-Philippe Ganascia commandant de la force.

L’EUFOR doit assurer la sécurité des civils, permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et protéger les personnels des Nations unies. AP


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