Des employés humanitaires attaqués dans l’est du Tchad – Afp

Des hommes armés non identifiés ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche des lotissements abritant du personnel humanitaire de diverses ONG à Koukou Angarana, dans l’est du Tchad, et leur ont dérobé véhicules et argent, a-t-on appris de sources concordantes.

Des coups de feu ont été tirés lors de l’attaque et des membres du personnel humanitaire ont été frappés par les agresseurs, dont l’identité n’était pas établie dimanche, selon une autorité locale et des sources humanitaires.

« Nous sommes à la recherche des responsables », a déclaré l’autorité locale.

Aucun bilan n’était immédiatement disponible.

Koukou Angarana est située à 200 km au sud-est d’Abéché, principale ville de l’est du Tchad, et à proximité du camp de réfugiés de Goz Amir.

L’est du Tchad a été le théâtre ces deux dernières semaines d’une recrudescence de braquages visant les ONG et les agences de l’ONU, mais ces dernières restent très discrètes sur le sujet. De nombreux braquages avaient déjà été enregistrés au cours de l’année 2006.

Par ailleurs, un échange de tirs a brièvement opposé samedi après-midi un groupe d’hommes armés à des gendarmes tchadiens dans le village d’Hadjer Hadid, non loin de Farchana (100 km à l’est d’Abéché), selon des sources concordantes.

Un responsable de la rébellion de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) a confirmé que certains de ses éléments étaient impliqués dans l’incident, qualifié de « mineur » par une autorité locale.

« Ce sont bien nos troupes (qui sont concernées), mais ce n’est pas une attaque. Nos troupes étaient juste à la recherche d’un point d’eau ».

Cet incident et l’attaque de la nuit semblent sans lien.

L’est du Tchad accueille plus de 200.000 réfugiés soudanais ayant fui le Darfour limitrophe, région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile depuis 2003, auxquels sont venus s’ajouter depuis 18 mois près de 180.000 déplacés tchadiens.


Commentaires sur facebook